Etats-Unis: Le patron de Novartis rencontre Donald Trump

Actualisé

Etats-UnisLe patron de Novartis rencontre Donald Trump

Le président américain a critiqué les prix «élevés» des médicaments, ce qui avait fait réagir Joe Jimenez.

Joe Jimenez.

Joe Jimenez.

Keystone

Donald Trump a reçu mardi les patrons de plusieurs grands groupes pharmaceutiques, dont Joe Jimenez de Novartis. Le président américain, qui a ardemment critiqué le secteur de la pharma ces derniers mois, leur a demandé de produire davantage de médicaments aux Etats-Unis, tout en baissant leurs prix.

Recevant à la Maison Blanche les patrons de Merck & Co , Novartis, Johnson & Johnson, Celgene Corp, Eli Lilly & Co et Amgen, ainsi que le chef du lobby de l'industrie pharmaceutique, Donald Trump a estimé qu'il était possible pour les Etats-Unis d'économiser «des dizaines de milliards de dollars» grâce à une baisse des prix et davantage d'innovation.

Le président américain s'est par ailleurs engagé à autoriser plus rapidement la commercialisation des nouveaux médicaments, précisant qu'il désignerait «très prochainement» le nouveau directeur de l'Agence fédérale du médicament (FDA), qui a autorité en la matière.

Jugeant qu'une partie de la production pharmaceutique a été délocalisée en raison de la «politique de dévaluation» monétaire d'autres pays, il a appelé ces pays à s'acquitter d'une «part juste» du coût de développement des médicaments.

Il a également demandé aux laboratoires de rapatrier leur production aux Etats-Unis et a promis de s'opposer à «tout ce qui pourrait compliquer l'entrée sur le marché» de nouvelles sociétés.

Lors de la présentation des résultats de Novartis la semaine dernière, Joe Jimenez avait confirmé son intention de rencontrer Donald Trump au plus vite.

A la Bourse suisse, l'action Novartis a perdu jusqu'à 0,75% après les déclarations de Donald Trump alors qu'elle évoluait dans le vert jusque-là. La chute n'aura duré qu'une dizaine de minutes, le titre retrouvant la zone positive rapidement. Le bon de jouissance de son concurrent Roche a lui évolué dans le rouge dès l'ouverture de la cotation. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion