Violences conjugales: Le patron du «Dauphiné Libéré» a été condamné

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Violences conjugalesLe patron du «Dauphiné Libéré» a été condamné

Un patron de presse a été reconnu coupable de «violences sur conjointe» et «outrages» envers des gendarmes, jeudi.

Le patron du quotidien régional «Le Dauphiné Libéré», Christophe Tostain, a été condamné jeudi à six mois de prison avec sursis pour «violences sur conjointe» et «outrages» à l'encontre de gendarmes. Le tribunal correctionnel de Lyon l'a en outre condamné à une amende de 4000 euros (4500 francs).

Il devra également verser 150 euros à chacun des quatre gendarmes qu'il a outragés. Sa peine est légèrement inférieure aux réquisitions du parquet qui avait réclamé à l'audience, le 8 avril, neuf mois de prison avec sursis et 5000 euros d'amende.

Le 4 mars 2018, une femme s'était présentée à la gendarmerie de Tassin-la-Demi-Lune (métropole de Lyon), affirmant que Christophe Tostain l'avait frappée. Elle était revenue à son domicile avec quatre gendarmes. Ces derniers ont alors trouvé le patron du «Dauphiné Libéré» fortement alcoolisé, menaçant, les prenant en photos et lançant des injures.

«Extrêmement honteux»

Lors de son procès, Christophe Tostain, qui dirige «Le Dauphiné Libéré» depuis 2013, avait reconnu l'ensemble des faits et s'était dit «extrêmement honteux». Son avocat avait plaidé pour que son éventuelle condamnation ne soit pas inscrite à son casier, demandant à ce qu'il soit traité comme un «justiciable lambda» et non comme un patron.

La femme agressée ne s'était finalement pas constituée partie civile. Elle n'était pas présente à l'audience.

«Le Dauphiné Libéré» couvre neuf départements français, dont l'Ain et la Haute-Savoie, frontaliers avec la Suisse. Il revendique une audience d'environ 880'000 lecteurs par jour. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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