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Le patron radin d'Ikea offre un demi-million à l'ECAL

Le fondateur du géant du meuble mise sur la nouvelle Ecole cantonale d'art (ECAL), qui s'installera à Renens en 2007. La somme est destinée à équiper un auditorium.

«J'ai fait toute ma vie autour du design, je me sens très bien dans le canton de Vaud, où j'habite depuis trente ans, et j'apprécie aussi beaucoup l'ECAL», a justifié hier Ingvar Kamprad, dont l'un des fils a fréquenté les lieux.

La firme suédoise est le premier investisseur privé qui mise sur le projet, financé à hauteur de 4,9 millions de francs par l'Etat de Vaud. Le directeur de l'ECAL, Pierre Keller, jubile et compte trouver d'autres mécènes pour injecter 2 millions de francs supplémentaires.

A ses yeux, cette collaboration avec le géant du meuble ne va pas galvauder l'image de l'établissement. «C'est le contraire! Notre image est renforcée! s'est-il emballé. Il s'agit de collaborer avec un génie du design qui a su plaire à tout le monde.»

Hier, le mariage ECAL-Ikea passait presque au second plan, loin derrière l'apparition médiatique de l'octogénaire Ingvar Kamprad, si avare d'interviews. Assailli de questions par une vingtaine de journalistes, l'homme le plus riche de Suisse, selon le magazine Bilan, a démenti les chiffres qui circulent sur sa fortune, sans en divulguer le montant.

D'un air malicieux, il a aussi avoué être radin. «Je suis très fier de cette réputation», a plaisanté cet habitant d'Epalinges, qui roule dans une voiture vieille de dix-sept ans.

Sophie Roselli

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