Marée noire - BP: Le patron Tony Hayward part en octobre
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Marée noire - BPLe patron Tony Hayward part en octobre

Le directeur général du groupe pétrolier britannique BP, Tony Hayward, quittera ses fonctions en octobre, a annoncé mardi la compagnie.

Tony Hayward se retirera en octobre.

Tony Hayward se retirera en octobre.

Le dirigeant du groupe pétrolier britannique BP, Tony Hayward, très critiqué pour sa gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique, cèdera sa place en octobre à l'Américain Bob Dudley, a annoncé mardi la compagnie. BP a essuyé au deuxième trimestre la plus grosse perte de l'histoire des entreprises en Grande-Bretagne.

BP a indiqué que le départ de M. Hayward, 53 ans, se faisait «d'un commun accord» avec celui-ci. Selon le président de BP Carl- Henric Svanberg, la direction est «profondément attristée de perdre un directeur général dont le succès pendant trois ans pour piloter la performance de l'entreprise a été si largement admirée, et de manière si méritée».

«La tragédie de l'explosion du puits de Macondo (dans le golfe du Mexique: ndlr) et les dommages environnementaux qui ont suivi ont été un tournant», a observé le président.

«BP reste une entreprise robuste avec de beaux actifs, un personnel excellent et a un rôle vital à jouer pour contenter les besoins de la planète en énergie», a-t-il déclaré. «Mais ce sera une entreprise différente désormais, qui a besoin d'une nouvelle direction soutenue par une gouvernance robuste et un conseil d'administration très engagé».

En Suisse, le titre de Transocean, propriétaire de la plateforme qui a coulé en avril, a bondi mardi matin au Swiss Market Index (SMI) pour gagner 4,6% à 48,85 francs à 10h52.

Ventes d'actifs

Le groupe britannique a annoncé une perte de 16,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit la plus grosse perte trimestrielle de l'histoire des entreprises britanniques, à cause de provisions constituées pour faire face au coût de la marée noire.

BP a mis de côté 32,192 milliards de dollars. Cette somme comprend notamment le compte séquestre de 20 milliards de dollars promis aux autorités américaines pour assurer l'ensemble des dédommagements, et les coûts de nettoyage et d'indemnisation encourus à cette date, soit 2,9 milliards de dollars.

BP veut également vendre pour 30 milliards de dollars d'actifs au cours des 18 prochains mois.

Premier patron non britannique

L'arrivée de M. Dudley, 54 ans et premier dirigeant non britannique de BP, a notamment pour but de rassurer les Américains.

Il était chargé depuis juin de la gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique, une région qu'il connaît bien pour y avoir passé une partie de son enfance. Il avait auparavant dirigé la coentreprise de BP en Russie TNK-BP pendant cinq ans avant de devoir partir précipitamment en 2008 après un conflit avec les coactionnaires.

Pour M. Svanberg, BP «avait beaucoup de chance d'avoir un successeur du calibre de Bob Dudley (...) qui a montré qu'il savait opérer de manière solide dans les circonstances les plus difficiles».

Tony Hayward sera quant à lui nommé au conseil d'administration de la coentreprise russo-britannique TNK-BP, à un poste non exécutif, et restera au conseil d'administration de BP jusqu'au 30 novembre.

Parachute doré

Il recevra un an de salaire en guise d'indemnités, soit 1,045 million de livres (1,2 million d'euros) conformément aux pratiques du groupe.

M. Dudley, ancien employé de l'américain Amoco et qui avait rejoint BP lors de la fusion des deux entreprises en 1998, s'est dit «honoré de se voir confier la tâche de reconstruire les atouts et la réputation de BP, mais triste des circonstances» dans lesquelles cela arrive.

M. Dudley sera basé à Londres et ses tâches actuelles aux Etats-Unis seront confiées à Lamar McKay, le président de BP America. (ats/afp)

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