Actualisé 07.04.2013 à 13:40

LuxembourgLe pays est prêt à réduire son secret bancaire

Le Luxembourg est prêt à coopérer davantage avec le fisc des pays étrangers.

Le Luxembourg est prêt à réduire partiellement son secret bancaire controversé pour freiner l'évasion fiscale. «Nous voulons renforcer la coopération avec les autorités fiscales étrangères», a affirmé son ministre des Finances, Luc Frieden, dimanche dans le «Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung».

«La tendance internationale va vers un échange automatique d'informations bancaires. Nous n'y sommes plus strictement opposés», a souligné Luc Frieden. Le Luxembourg, un des six membres fondateurs de l'Union européenne, est de plus en plus sur la sellette, particulièrement visé pour sa culture du secret bancaire.

Il cite les paiements d'intérêts à des clients étrangers comme exemple d'informations qui pourraient être transmises aux pays d'origine. Il assure que «le Luxembourg ne compte pas sur les clients qui veulent économiser sur leurs impôts».

Luc Frieden avait déclaré récemment qu'il souhaitait que les clients financiers viennent au Luxembourg «non pas pour échapper au fisc ... mais parce que nos produits et nos services sont mieux adaptés aux besoins internationaux».

Selon le gouvernement du Luxembourg, le secteur financiers compte 141 banques de 26 pays et 3840 fonds d'investissement opérant dans 70 autres pays. (ats/afp)

Autriche

L'Autriche, en dépit de la pression grandissante avec le débat en cours sur les paradis fiscaux et la fraude fiscale, refuse toujours de lever son secret bancaire, alors que le Luxembourg s'est déclaré prêt à faire un pas en ce sens. «La position de l'Autriche reste inchangée», a expliqué à l'AFP Gregor Schütze, porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, la conservatrice Maria Fekter. Il a estimé que les récents événements ne devraient pas modifier à l'avenir le point de vue autrichien.

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