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SuisseLe PBD rejette l'initiative pour l'autodétermination

Les délégués du PBD ont également dit «non» aux deux initiatives agricoles, jugées «peu réalistes».

Martin Landolt, le président du PBD, a critiqué les syndicats, le Conseil fédéral et les grands partis en raison de leur politique européenne.

Martin Landolt, le président du PBD, a critiqué les syndicats, le Conseil fédéral et les grands partis en raison de leur politique européenne.

Keystone

À l'occasion de son assemblée des délégués samedi à Genève, le PBD Suisse a clairement rejeté l'initiative de l'UDC pour l'autodétermination. Outre les recommandations de vote sur d'autres objets, Martin Landolt, président du parti, a dressé un mauvais bilan de la législature en cours.

Lors de la première assemblée des délégués organisée après les élections dans les trois cantons fondateurs de Berne, de Glaris et des Grisons, Martin Landolt a critiqué les syndicats, le Conseil fédéral et les grands partis en raison de leur politique européenne. Le fait de quitter la table des négociations est un autre exemple du bilan intermédiaire catastrophique de la législature en cours, a-t-il estimé.

Pour lui, une rectification s'impose de manière urgente aux élections de 2019: il convient de renforcer les forces «progressistes et raisonnables».

Initiatives agricoles rejetées

Les délégués ont formulé leurs recommandations de vote pour les votations fédérales des 23 septembre et 25 novembre prochains. Ils ont recommandé de voter non aux deux initiatives «pour la souveraineté alimentaire» et «pour des aliments équitables». Pour eux, les demandes exprimées par ces initiatives sont certes louables, mais «peu réalistes».

Elles aboutiraient à un renchérissement des denrées en Suisse. En outre, la liberté des consommateurs en serait restreinte inutilement, pensent les délégués du PBD.

Fiabilité de la Suisse menacée

Quant à l'initiative pour l'autodétermination, l'orateur invité, Stefan Manser-Egli, membre du comité de l'Opération Libero, a affirmé qu'elle affaiblirait non seulement la protection des droits humains, mais également la place économique suisse.

A ses yeux, la position de la Suisse en tant que partenaire fiable serait considérablement affaiblie par l'insécurité du droit que l'initiative instaurerait. Le texte a été rejeté à l'unanimité.

Oui à la surveillance des assurés

Le PBD est en revanche en faveur d'une base légale pour la surveillance des assurés. Pour la présidente du groupe, Rosmarie Quadranti, les nouvelles dispositions du projet de révision de la partie générale du droit des assurances sociales permettraient de donner une base légale à une pratique de longue date.

La fraude aux assurances sociales doit être combattue afin de protéger les personnes qui ont de réelles prétentions à leur égard, estime le PBD.

Le comité du parti a aussi recommandé de voter oui à l'arrêté fédéral «vélo» et non à l'initiative pour les vaches à cornes. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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