Assemblée: Le PBD s'imagine un avenir sans EWS
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AssembléeLe PBD s'imagine un avenir sans EWS

La conseillère fédérale démissionnaire s'est exprimée devant les délégués du parti bourgeois-démocratique samedi à Berne.

Eveline Widmer-Schlumpf reçoit une bise du président du PBD Martin Landolt.

Eveline Widmer-Schlumpf reçoit une bise du président du PBD Martin Landolt.

Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) ne se limite pas à un rôle de fan's club d'Eveline Widmer-Schlumpf, la conseillère fédérale sortante acclamée samedi à Berne par les délégués de son parti. Celui-ci veut maintenant sortir du sillage de la Grisonne.

Son départ du Conseil fédéral est même une chance pour le parti, a réitéré Eveline Widmer-Schlumpf devant les plus de 160 délégués samedi à Berne. «Le PBD a lancé de nombreuses propositions et a participé aux débats du moment. Mais il a souvent été réduit à un rôle de fan's club ou pire, à une association créée pour mon élection au gouvernement», a-t-elle dit.

L'arbre qui cache la forêt

Eveline Widmer-Schlumpf a eu à plusieurs reprises la désagréable sensation d'être l'arbre qui cache la forêt: «cela va changer maintenant».

«Le parti a un avenir, même sans représentant au gouvernement», a souligné pour sa part Martin Landolt, son président. Et d'affirmer: «nous sommes venus pour rester.»

Le parti accepte «avec respect, gratitude et fierté» la décision d'Eveline Widmer-Schlumpf de quitter le Conseil fédéral. La ministre des finances n'avait rien à prouver, et n'était pas obligée de se cramponner à son siège: «elle a un parcours qui lui permet d'entrer dans les livres d'histoire.»

L'ex et la future-ex

La ministre sortante était assise parmi les délégués, entourée par des photographes et des équipes de tournage. L'ancien conseiller fédéral UDC Samuel Schmid se tenait assis à côté d'elle. Les délégués ont longuement applaudi la Grisonne à plusieurs reprises.

«Nous ne sommes pas tombés dans la fosse que l'on nous creuse depuis notre création», a poursuivi le président du PBD. Mais il a concédé que la prochaine législature ne sera pas facile.

Son parti va s'engager pour que le centre bourgeois reste le plus uni possible. Le PBD se veut un partenaire et ne se présente pas en quémandeur. «Nous ne renoncerons pas à notre indépendance», souligne le président du parti.

En regardant les pertes du PBD lors des dernières élections fédérales, le Glaronnais relève que son parti est prêt à faire son autocritique. «Mais les autres partis du centre devraient en faire de même.» Et «ce n'est pas la faute des vainqueurs s'ils ont gagné».

Mots d'ordre

Le PBD soutient la construction d'un second tube au Gothard. Il dit non en revanche à l'initiative de mise en oeuvre «pour le renvoi des étrangers criminels». Les deux objets sont soumis en votation le 28 février prochain.

Les délégués du PBD ont rejeté par 161 oui, 3 non et une abstention le texte de l'UDC. Ils estiment que s'il était accepté, il mettrait à mal la séparation des pouvoirs.

Le 2e tube du Gothard a en revanche convaincu les délégués. Le PBD dit oui par 149 voix contre six et deux abstentions au projet du gouvernement et du parlement. Les Suisses vont voter sur ce projet, car une cinquantaine d'organisations ainsi que le PS, les Verts et les Vert'libéraux ont lancé un référendum, qui a abouti. (nxp/ats)

Oui à un second tube au Gothard

Le PBD soutient la construction d'un second tube au Gothard. Il dit non en revanche à l'initiative de mise en oeuvre «pour le renvoi des étrangers criminels». Les deux objets sont soumis en votation le 28 février prochain.

Les délégués du PBD ont rejeté samedi à Berne par 161 oui, 3 non et une abstention le texte de l'UDC, déposé fin 2012 avec plus de 155'000 signatures. Ils estiment que s'il était accepté, il mettrait à mal la séparation des pouvoirs. L'initiative de mise en oeuvre veut imposer l'application de l'article sur le renvoi des étrangers criminels approuvé par le peuple en 2010. Il pose des problèmes d'application en raison de son incompatibilité avec le droit international.

Avec le vote sur le Gothard, les Suisses pourront s'exprimer pour la troisième fois sur ce sujet après les scrutins de 1994 et de 2004. Jusqu'ici, il a toujours dit non à un 2e tube. De son côté, le PBD dit oui par 149 voix contre six et deux abstentions au projet du gouvernement et du parlement.

Une cinquantaine d'organisations ainsi que le PS, les Verts et les Vert'libéraux ont lancé un référendum contre ce projet. Il a abouti en janvier et a rassemblé 75'872 signatures.

(NewsXpress)

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