Le PDC planche sur l'école du futur
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Le PDC planche sur l'école du futur

Il propose notamment que les cantons instaurent des exigences et des critères d'évaluation comparables. Le parti suggère aussi de mettre à l'amende les parents qui «courbent» les entretiens avec les enseignants.

Tels sont quelques axes de l'école publique du futur définis lundi en vue de l'assemblée des délégués du 30 août prochain. La question du libre choix de l'école reste ouverte.

L'école publique obligatoire est un pilier central de notre démocratie et de notre économie, a expliqué lundi à Berne le président du PDC Christophe Darbellay lors de la présentation du papier de position «Pour une école obligatoire forte». Il n'est pas question de faire des économies sur le dos de l'école publique.

Le PDC veut notamment garantir l'égalité des chances. Christophe Darbellay a relevé que les enfants issus de parents ayant un niveau élevé de formation ont beaucoup plus de chances de faire des études que les autres. La politique doit créer les conditions cadres d'une égalité des chances basée sur la prestation: celui qui travaille bien à l'école doit être récompensé.

Le PDC souhaite que la mesure des prestations encourage l'élève dans ses points forts et ne stigmatise pas ses faiblesses. Des tests et des notes comparatives, complétés par un rapport, sont la base d'une évaluation complète des performances. Le PDC songe également à des tests de performance effectués au-delà des catégories de classe et des frontières cantonales. Il propose que les cantons et les régions linguistiques puissent collaborer à la mise au point de critères de mesures comparables. Cela est important en particulier pour l'économie.

Pour le Parti démocrate-chrétien, le défaut d'encouragement des sciences naturelles et de la technique est l'un des problèmes actuels les plus importants. Il faudra y remédier. Il s'agira aussi de pousser les compétences linguistiques et d'instaurer des tests linguistiques à l'âge préscolaire déjà.

Libre choix en suspens

Les parents ne sont pas oubliés. Leur implication dans le parcours de formation des jeunes est important. Les «soirées des parents» doivent pouvoir être obligatoires, sous peine éventuellement d'une amende, comme cela se fait déjà par exemple dans le canton d'Argovie. Autre défi du parti: revaloriser la profession d'enseignant. Cela passera notamment par des incitations économiques.

Le PDC ne s'est en revanche pas encore prononcé sur la question controversée du libre choix de l'école. Trois variantes seront soumises aux délégués le 30 août prochain. La première prévoit le libre choix, la seconde des expériences pilotes et la troisième un rejet pur et simple du libre choix. Sur le fond, le PDC est cependant favorable au projet d'harmonisation de l'école obligatoire HarmoS. (ap)

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