Hooliganisme: Le PDC pointe les clubs du doigt
Actualisé

HooliganismeLe PDC pointe les clubs du doigt

Plus de policiers et des clubs davantage responsables: à trois jours de la prochaine table ronde sur le hooliganisme, le PDC a présenté lundi ses mesures pour lutter contre le hooliganisme dans le football.

Le parti veut 3000 policiers de plus, a lancé son président Christophe Darbellay (VS) devant la presse. Pour chaque match du FC Sion, la police valaisanne doit mobiliser un tiers de ses effectifs. Ces 150 agents manquent ailleurs, a-t-il fait valoir.

Le PDC n'est pas tendre avec les clubs, qu'il accuse de passivité. Reto Nause, directeur de la sécurité de la ville de Berne attend des engagements clairs de Thomas Grimm, président de la Ligue suisse de football, jeudi lors de la table ronde. «On ne peut pas attendre deux ans avant que le renforcement du concordat entre cantons soit appliqué».

La Ligue doit se ranger à 100% derrière ces mesures, exige le démocrate-chrétien. Il demande un régime transitoire: la Ligue doit prononcer des sanctions (amendes, déclaration de forfait, fermeture de secteurs, match à huis clos) contre les clubs qui manquent à leurs obligations. Le montant des amendes pour usage d'engins pyrotechniques doit être augmenté: 5000 francs à payer par le club.

Reto Nause veut aussi l'introduction immédiate des trains charters avec billet combiné pour les fans. Les clubs seraient chargés de commander le transport et payeraient la facture, dégâts matériels compris.

Arsenal de mesures

Dans son arsenal de mesures, qui mise parallèlement sur la prévention, le PDC réclame la possibilité d'interrompre un match en cas de bagarre, d'acte de violence ou de grande quantité de fumigènes. Les clubs devraient s'engager à garantir la sécurité hors de stades et lors de matches à l'extérieur. Ils devraient prendre en charge la moitié des frais de sécurité.

Si des fans ne se déplacent pas en train spécial ou appellent à une marche, le secteur des supporters de l'équipe en déplacement devrait pouvoir être partiellement fermé. Si des bagarres éclatent à plusieurs reprises, il faudrait réduire le contingent de billets pour ces fans.

Le parti mise également sur une procédure de comparution immédiate des fauteurs de troubles devant la justice. Les hooligans devraient être interdits de stade pendant au moins dix ans, une sanction associée à une interdiction de périmètre.

Enfin, le parti veut une loi nationale. Le Conseil fédéral avait déjà fait part de son pessimisme: la responsabilité pénale des clubs pour les actes des fans serait une sorte de droit collectif allant à l'encontre de la tradition suisse et difficilement applicable, avait- t-il répondu en juin à Ida Glanzmann (LU). Selon lui, il appartient d'abord aux cantons d'agir. (ats)

Ton opinion