Le PDC refuse l'initiative contre les salaires abusifs des managers

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Le PDC refuse l'initiative contre les salaires abusifs des managers

Il propose de laisser aux conseils d'administration le soin d'en fixer les limites.

S'agissant de la révision du droit des sociétés anonymes, le PDC considère que le projet du Conseil fédéral «nécessite des améliorations à bien des égards». Selon lui, il faut notamment alléger les tâches des PME.

Concernant les rémunérations des dirigeants des sociétés anonymes cotées en bourse, le PDC propose que le conseil d'administration soumette un rapport à l'assemblée générale et que cette dernière donne un avis consultatif à ce sujet. «Ce modèle qui fonctionne bien en Angleterre permet parfaitement d'atteindre l'objectif de versement de rémunération d'un niveau acceptable», a déclaré le président du PDC et conseiller national Christophe Darbellay lors d'une conférence de presse mardi à Berne.

C'est la raison pour laquelle le PDC refuse l'initiative contre les salaires abusifs des mangers, estimant qu'elle va trop loin. Lancée par le patron de la petite entreprise Trybol, Thomas Minder, elle prévoit d'inscrire dans la Constitution fédérale des dispositions visant à bannir les salaires «pharaoniques» des managers et les indemnités de départ qui sont souvent des «parachutes dorés».

Le PDC souhaite réformer le droit des sociétés anonymes de manière à instaurer une plus grande transparence concernant les détenteurs de paquets d'actions, à inscrire si possible tous les actionnaires et à faire en sorte qu'ils soient représentés à l'assemblée générale. De l'avis du PDC, la solution du Conseil fédéral ne remplit pas ces objectifs et doit donc être adaptée.

Le nouveau droit des SA doit proposer des solutions pouvant être appliquées aussi bien par une petite société aux mains d'une seule personne que par une société cotée en bourse. Les PME ne doivent notamment pas être confrontées à une charge bureaucratique inutile. (ap)

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