Renault/affaire d'espionnage: Le PDG veut «restaurer la confiance»
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Renault/affaire d'espionnageLe PDG veut «restaurer la confiance»

Le PDG de Renault Carlos Ghosn a dit vendredi vouloir «restaurer la confiance» dans l'entreprise lors de la première assemblée générale des actionnaires depuis la fausse affaire d'espionnage.

Le PDG de Renault s'exprimait dans le cadre de l'assemblée générale des actionnaires.

Le PDG de Renault s'exprimait dans le cadre de l'assemblée générale des actionnaires.

Le numéro un de Renault a aussi évoqué, dès le début de la séance, la situation de son partenaire stratégique Nissan, affecté par le violent tremblement de terre du 11 mars au Japon.

Mais il a très vite abordé le sujet du fiasco de la fausse affaire d'espionnage industriel, qui a entraîné en avril la chute de son bras droit, Patrick Pélata, et le débarquement de six autres responsables. «L'essentiel consiste à restaurer la confiance dans l'entreprise», a-t-il affirmé.

Mais le patron de Renault n'a pas été plus loin dans les explications sur cette affaire qui a finalement abouti à l'indemnisation des trois cadres licenciés, après avoir été accusés à tort d'avoir monnayé des informations sur le programme phare des véhicules électriques.

«Pourquoi n'avez-vous pas démissionné?»

Le sujet est toutefois revenu en fin d'assemblée avec cette question d'un actionnaire: «Monsieur Ghosn, pourquoi n'avez-vous pas démissionné ?», suscitant des applaudissements dans la salle.

Carlos Ghosn a alors passé la parole à Marc Ladreit de Lacharrière, président du comité des nominations et de la gouvernance de Renault. «Le comité de la gouvernance a naturellement examiné le rapport du comité d'audit sur les responsabilités des dysfonctionnements» et, «à l'unanimité (...) a estimé qu'il n y avait aucune raison de lui proposer la démission de son président», a expliqué ce responsable.

L'affaire semblait donc classée même si, dans la salle, quelques voix venant du fond ont tenté de se faire entendre, en vain.

Carlos Ghosn a par ailleurs évoqué le sujet polémique de sa rémunération. «Je confirme que j'ai décidé de renoncer à la part variable de ma rémunération pour 2010 ainsi qu'aux attributions de stocks options pour l'exercice de 2011», a-t-il assuré. (afp)

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