Vaud: Le «pédophile de Gland» veut une peine réduite
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VaudLe «pédophile de Gland» veut une peine réduite

Le pervers récidiviste comparaît ce mardi devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois, à Lausanne. Fidèle à lui-même, il nie avoir violé une fillette en 2011.

par
Laurent Morel

Dans un premier temps, en décembre 2013, ce Genevois de 65 ans avait été condamné à 9 ans d'emprisonnement ainsi qu'à une mesure d'internement, à cause notamment du risque de récidive.

Il avait été reconnu coupable, entres autres, du viol d'une fillette de 11 ans à Gland (VD) en avril 2011. L'abus sexuel, sordide, avait été commis dans le local technique d'un immeuble en milieu de journée.

Pas de nouvelles expertises

Pour son appel, il a pu compter sur le soutien d'une nouvelle avocate, Me Véronique Fontana. Celle-ci a requis d'entrée de cause une nouvelle expertise psychiatrique et une autre médicale pour son client. Le Tribunal a rejeté la demande.

Le pervers est gravement atteint dans sa santé, même s'il n'est pas apparu trop touché ce mardi. «Les juges doivent pouvoir choisir s'ils le condamnent à mort ou s'ils lui laissent une possibilité certes éloignée de retour à la vie», s'est exclamé son conseil.

Le viol encore nié

Comme en première instance, le pédophile a fait preuve d'un aplomb certain. Il a demandé à pouvoir s'exprimer longuement devant la Cour, ce qui ne lui a été que partiellement accordé puisqu'il a eu droit à une vingtaine de minutes de parole. Auparavant, il avait menacé de recourir au prochain échelon, à savoir le Tribunal fédéral.

Il a répété qu'il n'avait pas pu violer la fillette à cause de son impuissance, due à son cancer. «On ne peut pas condamner un cul-de-jatte à courir un marathon», a-t-il notamment imagé. La pénétration ou non est débattue depuis le début de l'affaire, car elle définit la notion de viol.

Peine réduite ou allongée?

Afin de réduire la peine du pervers, son avocate a plaidé différentes circonstances atténuantes telles que sa maladie, la descente aux enfers qu'elle a engendrée, la présomption d'innocence bafouée par un article de «l'Illustré» en septembre 2012, ses remords profonds ou le lynchage médiatique dû à la panique et à l'envie de vengeance de la population locale. Me Fontana a demandé une peine de 3 ans au maximum.

Le Ministère public juge pour sa part la peine trop clémente et réclame 11 ans de privation de liberté.

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