Actualisé 09.11.2006 à 07:41

Le pédophile se rend après 20heures passées sur le toit

Le pédophile allemand, en cours de jugement pour des faits particulièrement sordides, réfugié sur le toit de sa prison s'est rendu à la police jeudi matin à Dresde.

Il a tenu en haleine toute l'Allemagne après s'être retranché pendant plus de 20 heures sur le toit de sa prison.

Mario Mederake, 36 ans, qui avait trompé la vigilance de ses gardiens mercredi vers 07h20 lors d'une promenade, ne pouvait pas s'échapper car il était trop loin du mur d'enceinte, avait indiqué un porte-parole du ministère régional de la Justice, Martin Marx.

Deux unités spéciales de policiers, des psychologues et l'avocat de l'accusé ont tenté toute la journée et durant la nuit de le persuader de descendre du toit et de réintégrer sa cellule. Il réclamait une «amélioration de sa situation», avait indiqué le porte-parole, sans plus de précision.

Jeune fille martyrisée

Son procès en cours est très suivi en Allemagne et entouré d'un imposant dispositif de sécurité. Mario Mederake, pédophile récidiviste, est accusé d'avoir martyrisé et violé pendant cinq semaines une adolescente de 13 ans qui n'avait été sauvée qu'après avoir laissé dans la rue des SOS griffonnés sur des bouts de papier.

Cette jeune fille, prénommée Stéphanie, devait témoigner jeudi, mais, suite à cet incident, la tenue du procès jeudi est incertaine. Le père de Stéphanie, très indigné par l'incident et déclarant que sa fille «avait peur de son bourreau», avait affirmé mercredi dans une interview à la chaîne de télévision N24 qu'elle ne paraîtrait pas devant le tribunal.

L'incident a suscité une émotion d'autant plus vive en Allemagne que la première journée du procès avait déjà été marquée par un incident: l'accusé avait laissé éclater sa colère en apprenant que le tribunal lui refusait le huis-clos pour la lecture de l'acte d'accusation. Il avait dû être maîtrisé par des policiers.

Décontracté

Toute la journée de mercredi, les chaînes de télévision allemandes avaient montré cet homme massif, au crâne rasé, campé au bord du toit plat d'un bâtiment de quatre étages et neuf mètres de haut environ. Malgré le froid puis l'obscurité, il se tenait le plus souvent les mains dans les poches, apparemment très décontracté. (ats)

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