Syrie: Le père d'une figure du régime enlevé
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SyrieLe père d'une figure du régime enlevé

Le père du vice-ministre syrien des Affaires étrangères a été enlevé par des hommes armés en représailles à la détention de proches d'un des leurs par le régime.

«Le père de Fayçal Moqdad a été enlevé aujourd'hui de sa maison dans le village de Ghossom par des hommes armés», a indiqué la source sous couvert de l'anonymat. Dans la terminologie du régime, les «hommes armés» désignent les rebelles.

«Ils l'ont frappé devant sa famille et l'ont emmené dans la ville de Deraa», a-t-elle précisé, indiquant que le père était âgé de 84 ans.

Auparavant, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait indiqué à l'AFP que l'octogénaire avait été enlevé par des hommes armés «en représailles à la détention par les forces du régime de proches» de l'un des leurs. Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a précisé que des «négociations étaient en cours» pour obtenir sa libération.

M. Moqdad est un des plus hauts responsables et une des principales «voix» du régime de Bachar al-Assad, engagé dans une guerre sanglante depuis plus de deux ans contre une rébellion armée.

Trois morts dans une explosion à Damas

Trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées lors d'une explosion samedi soir dans un quartier du nord de Damas, a rapporté la télévision d'Etat syrienne.

La chaîne évoque un «attentat terroriste», terme par lequel le régime désigne les rebelles, perpétré à l'aide d'«une importante charge explosive placée dans une voiture» à proximité de l'autoroute de Roukneddine. La télévision officielle ajoute que «des techniciens s'emploient à désamorcer une autre bombe».

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état d'au moins cinq morts et de plusieurs blessés dans un état critique après une «violente explosion» causée par «une voiture piégée».

Une série d'attentats a secoué ces derniers mois Damas, l'un d'eux ayant visé fin avril le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi, qui en est sorti indemne.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue guerre civile qui a fait, selon l'OSDH, plus de 94'000 morts. (afp)

Assad nie l'utilisation d'armes chimiques, exclut de démissionner

Dans un long entretien à l'agence de presse officielle argentine Telam et au grand quotidien Clarin, le président Assad estime que les informations de sources occidentales sur de possibles attaques aux armes chimiques des forces gouvernementales servent à préparer les opinions publiques à une intervention militaire contre la Syrie. «Les accusations contre la Syrie concernant l'utilisation d'armes chimiques ou (les déclarations) concernant ma démission changent tous les jours. Et il est probable qu'il s'agit d'un prélude à une guerre contre notre pays», a déclaré M. Assad.

«On a dit que nous utilisions des armes chimiques contre des zones résidentielles. Si ces armes étaient utilisées contre une ville ou un faubourg, avec un bilan de dix ou vingt victimes, serait-ce crédible ?», a demandé le président syrien, avant de répondre par la négative. «Leur utilisation signifierait la mort de milliers ou de dizaines de milliers de personnes en quelques minutes. Qui pourrait cacher une pareille chose ?», a insisté M. Assad.

Par ailleurs, le président syrien a déclaré ne pas envisager de démissionner. Interrogé sur des propos du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui lui a demandé de se mettre à l'écart, M. Assad a exclu cette possibilité. «Démissionner, ce serait fuir», a-t-il dit. «Je ne sais pas si Kerry ou un autre a reçu du peuple syrien le pouvoir de parler en son nom sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester. Cela, c'est le peuple syrien qui le déterminera lors de l'élection présidentielle de 2014», a déclaré M. Assad.

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