Décès de Michael Crichton: Le père de «Jurassic Park» est mort
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Décès de Michael CrichtonLe père de «Jurassic Park» est mort

L'écrivain américain de science- fiction Michael Crichton, auteurs de dizaines de romans à succès, est décédé mardi à Los Angeles. Il était âgé de 66 ans. Médecin de formation, Crichton était aussi scénariste et producteur de films.

L'auteur de «Jurassic Park» est décédé «après une lutte courageuse contre le cancer», a précisé sa famille dans un communiqué.

«Par son envergure, le talent de Michael dépassait même les dinosaures de 'Jurassic Park'», a indiqué dans un communiqué le réalisateur Steven Spielberg, auteur des versions hollywoodiennes de ce roman. «Michael était une bonne âme qui réservait à ses romans son côté extravagant», ajoute Spielberg.

Ventes par millions

Médecin devenu romancier, Michael Crichton était l'auteur de plus d'une dizaine de best-sellers, qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires en 30 langues à travers le monde.

Outre «Jurassic Park» (1990) et «Le Monde perdu» (1995), devenus à l'écran des superproductions, Crichton a écrit «L'Homme terminal» (1972), «La Grande attaque du train d'or» (1979), «Congo» (1980) - qui traite d'une espèce nouvelle de gorilles - ainsi que «La Proie» (2002) et «Etat d'urgence» (2005).

Une dizaine de ses romans ont donné lieu à des films et il a remporté un Emmy Award en 1996 pour «Urgences».

Médecin, romancier et cinéaste, né le 23 octobre 1942 à Chicago (Illinois), Michael Crichton était considéré comme l'inventeur du techno-roman à suspense. Il avait publié son premier best-seller alors qu'il était encore étudiant en médecine à Harvard (Massachusetts).

Roman controversé

La plupart de ses récits d'action s'appuient sur sa formation médicale. Son premier grand succès de librairie fut ainsi, en 1969, «La Variété Andromède», thriller technologique où des scientifiques affrontent un micro-organisme tueur ramené sur terre accidentellement par un satellite.

En 2006, son roman «Etat de peur», un pavé de 600 pages qui mettait en doute la réalité du réchauffement climatique, avait attisé la controverse.

Offrant tous les ingrédients du genre (action, suspense...), ce «techno-thriller» donnait le rôle du «méchant» à une organisation écologiste qui dérive vers le terrorisme, planifiant des catastrophes naturelles pour convaincre l'opinion publique de la réalité du changement climatique et lever ainsi davantage de fonds. (afp)

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