France - Le père du tueur présumé d’Avignon se confie: «Il a le coeur sur la main»
Publié

FranceLe père du tueur présumé d’Avignon se confie: «Il a le coeur sur la main»

Le meurtrier présumé du policier Eric Masson a été mis en examen et écroué mardi soir. Interviewé par BFMTV, son géniteur ne le croit pas capable d’un tel acte.

par
afp/adi

Le meurtrier présumé du policier tué à Avignon a été mis en examen et écroué mardi soir, quelques heures après l’hommage national présidé par le Premier ministre Jean Castex, qui a salué le «courage» d’Eric Masson, qui «a servi jusqu’au sacrifice de sa vie».

Mis en examen mardi soir pour «homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique», le jeune homme de 19 ans a été écroué à la prison marseillaise des Baumettes, a précisé à l’AFP son avocat Louis-Alain Lemaire.

«Mauvaises fréquentations»

Cette affaire a conduit les journalistes de BFMTV à interviewer le père du suspect. Selon lui, son fils est «un gentil» et «il a le cœur sur la main». Mais il reconnaît que son fils a vécu une enfance difficile, trimballé entre sa mère, son père et des familles d’accueil après le divorce de ses parents alors qu’il n’avait qu’un an. Il aurait perdu pied à partir de 2016, la faute à de «mauvaises fréquentations», selon son père.

«Je l’ai vu tout de suite. C'était des absences à l’école, des notes irrégulières, des comportements déplacés [...] C'était un petit dealer», raconte son père, qui assure avoir prévenu la police après avoir retrouvé de la drogue sur son adolescent.

Mais depuis 2017, le fils a coupé les ponts avec son géniteur et est retourné vivre chez sa maman car elle était, toujours selon le papa, «plus permissive». Mais, même sans nouvelles de son rejeton depuis plusieurs années, l’homme refuse de le croire capable du pire. «Je ne veux pas entendre que c’est lui sans preuve. J’espère qu’il n’y aura pas d’erreur judiciaire.»

Reconnu par un collègue d’Eric Masson

«Mon client conteste les faits et il n’est pas établi dans la procédure que l’auteur des tirs était au courant de la qualité de policier de la victime», a réagi l’avocat auprès de l’AFP en contestant la qualification retenue par les juges d’instruction en charge du dossier.

Cependant, le jeune homme a contre lui le témoignage du collègue d’Eric Masson qui se trouvait à ses côtés le jour du drame et l’a formellement reconnu, ainsi que celui de son complice présumé âgé de 20 ans qui a reconnu en fin de garde à vue qu’ils étaient bien tous les deux présents sur la scène du crime, selon une source policière.

Ton opinion

44 commentaires