Actualisé 14.03.2016 à 16:32

WinterthourLe père infanticide ne sera pas interné

Le procureur renonce à recourir au TF. L'internement du père qui a tué son garçon en 2010 est définitivement écarté.

L'accusé avait dit ne pas se souvenir d'avoir entrepris quelque chose dans le but de tuer son fils.

L'accusé avait dit ne pas se souvenir d'avoir entrepris quelque chose dans le but de tuer son fils.

photo: Keystone

Le père coupable d'avoir tué son fils de 4 ans en 2010 dans une chambre d'hôtel à Winterthour (ZH) ne sera pas interné. Le procureur ne fera pas appel au Tribunal fédéral (TF) après le jugement en appel qui avait écarté l'internement, a-t-il annoncé lundi. L'affaire est désormais close.

En janvier, le tribunal de deuxième instance avait condamné cet homme de 66 ans à 18 ans de prison pour assassinat. Toutefois, les juges avaient renoncé à la mesure d'internement, estimant que le risque de récidive à sa sortie de prison serait faible en raison de son âge.

Le ministère public accepte ce verdict, a indiqué lundi le procureur Ulrich Weder à la radio alémanique. Après le refus des deux premières instances d'accorder la mesure d'internement, les chances que le TF se prononce différemment sont peu élevées, a-t-il indiqué.

Le procureur avait déjà requis lors du premier jugement, l'internement et une peine privative de liberté. Le tribunal d'arrondissement de Winterthour ne l'avait pas suivi et avait prononcé une peine de 18 ans de prison.

La défense renonce au TF

La défense a également renoncé à faire appel au TF. Son but principal - éviter que le sexagénaire soit interné - a été atteint, a indiqué l'avocat à la radio alémanique.

Ce dernier estime peu plausible que les juges de Mon Repos réduisent la peine. Pour rappel, la défense avait plaidé l'homicide intentionnel et une peine de 7 ans de prison.

Le drame remonte au 26 février 2010, à la veille du 5e anniversaire du garçon. Le père, alors âgé de 61 ans, emmène son fils du domicile familial de Bonstetten (ZH) à Winterthour. A l'hôtel, il lui administre une haute dose de somnifères avant de l'étouffer avec un oreiller.

Le prévenu tente ensuite de se suicider, sans succès. Il craignait que la mère du garçon, une Brésilienne dont il était séparé, n'emmène leur enfant à l'étranger et qu'il ne le revoie jamais. Dans les années 1990, l'homme avait déjà tenté de tuer son premier fils. Aujourd'hui adulte, celui-ci est resté lourdement handicapé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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