Actualisé 27.05.2020 à 04:19

Argentine

Le perroquet répète les derniers mots de sa proprio assassinée

Lors du procès de deux hommes accusés d’avoir violé et étranglé leur colocataire, l’accusation compte se servir du «témoignage» de l’oiseau de la victime.

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Elizabeth Toledo, 46 ans, a vécu un véritable enfer le 30 décembre 2018.

Elizabeth Toledo, 46 ans, a vécu un véritable enfer le 30 décembre 2018.

Deux Argentins de 51 et 62 ans seront jugés dans quelques mois pour le viol et le meurtre d’une femme de 46 ans survenus le 30 décembre 2018 à Buenos Aires. L’accusation compte se servir d’un «témoignage» pour le moins particulier lors du procès: celui du perroquet de la victime, qui a répété les derniers mots de sa propriétaire, selon «La Nacion».

Peu après la mort d’Elizabeth Toledo, un policier montait la garde devant la scène de crime en attendant l’arrivée des experts quand il a entendu ce qui semblait être le cri d’une femme résonnant dans l’appartement. En regardant à l’intérieur, l’officier n’a vu que le corps dénudé et meurtri de la victime gisant sur un matelas. Plus loin, un perroquet vert était toujours dans sa cage.

«Ah non, s’il vous plaît, laissez-moi partir!»

En sortant de la pièce, le policier a entendu l’animal répéter les mots: «Ay no por favor soltame!» («Ah non, s’il vous plaît, laissez-moi partir!»). L’accusation a l’intention d’utiliser cette phrase dans son dossier contre Miguel Saturnino Rolon et Jorge Raul Alvarez. Elle compte y ajouter le témoignage d’une voisine, qui dit avoir entendu le perroquet d’Elizabeth dire: «Por qué me pegaste?» («Pourquoi m’as-tu frappée?»), quelque temps avant le drame.

Le procureur a par ailleurs l’intention de se servir d’une des morsures laissées sur l’avant-bras de la victime. Les empreintes de dents correspondraient à celles d’un des deux accusés, tandis qu’une trace de l’ADN de son complice a été retrouvée sur le corps d’Elizabeth. La victime vivait avec trois hommes – dont les deux meurtriers présumés –, à qui elle louait une chambre. La police avait déjà dû intervenir plusieurs fois dans cet appartement pour des faits de violence.

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