Suisse: Le personnel hospitalier en proie aux violences

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SuisseLe personnel hospitalier en proie aux violences

Les services d'urgences concentrent l'essentiel des problèmes d'agressivité, principalement durant le week-end.

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smk/nxp
La police est parfois appelée pour intervenir.

La police est parfois appelée pour intervenir.

Screenshot 10vor10

Le personnel hospitalier est toujours plus confronté à des actes de violences. Ceux-ci sont même en forte hausse, comme l'a confirmé Aris Exadaktylos, chef des urgences de l'Hôpital de l'Ile à Berne, dans l'émission «10vor10» de la télévision alémanique SRF.

«Dans tous les postes d'urgence nous avons observé ces dernières années une augmentation des violences de toutes sortes. Le personnel soignant est le premier touché», a-t-il souligné.

Hausse de la violence

Le responsable de la sécurité, Beat Plüss, renchérit. «Les urgences sont un point chaud, surtout durant le week-end lorsque des personnes sans manières y arrivent. Ils crachent, mordent et parfois portent des armes. C'est carrément dangereux.»

L'hôpital est désormais protégé par des agents de Securitas. En 2015, ils ont dû intervenir à 372 reprises et 642 fois en 2016. Principalement en raison de patients sous le coup d'alcools ou de stupéfiants.

L'âge moyen des agresseurs est de 33 ans et 57% d'entre eux sont des Suisses. Sur les derniers 36 mois, ce sont 63 délits de violence qui ont été constatés, ce qui représente une hausse de 50%.

Du personnel traumatisé

Les agressions vont des gaz irritants aux coups ou étranglements. «Ces actes traumatisent souvent notre personnel jeune et féminin», ajoute Aris Exadaktylos.

La direction a dû prendre des mesures. Médecins et personnel soignant sont désormais formés aux mesures d'auto-défense. Quant aux salles d'attente et de soins dans les urgences, elles devraient être réaménagées.

A l'avenir, les agressions contre le personnel seront systématiquement dénoncées. Jusqu'à présent, seul 20% des cas faisaient l'objet d'une plainte.

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