L'économie inquiète: Le pétrole ouvre en baisse à New York
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L'économie inquièteLe pétrole ouvre en baisse à New York

Les prix du pétrole se repliaient mardi à l'ouverture à New York, alors que de mauvais indicateurs économiques inquiétaient les investisseurs et remettaient en question les prévisions de demande de brut.

Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre s'échangeait à 94,58 dollars, en recul de 31 cents par rapport à la veille.

«Les dépenses de consommation ont reculé en juin pour la première fois en deux ans. C'est un nouveau signe que l'économie cale», a observé Phil Flynn, de PFG Best Research. «Cela fait s'interroger sur la demande de pétrole».

Les ménages américains ont consommé 0,2% de moins que le mois précédent, selon les chiffres du département du Commerce, alors que les analystes attendaient une légère hausse. Ils se sont réfrénés face à la maigre progression des revenus et des embauches.

Ces chiffres s'inscrivent dans une série de mauvaises surprises pour les investisseurs, qui ont découvert vendredi des taux de croissance bien inférieurs à leurs prévisions pour les premier et deuxième trimestres aux Etats-Unis. Lundi, c'est l'indice ISM sur l'activité manufacturière qui avait montré une quasi-stabilisation.

«Et si c'était seulement les statistiques américaines... mais on observe un flopée de chiffres faibles dans le monde», a ajouté Phil Flynn.

L'activité manufacturière a aussi ralenti en Chine et en Europe en juillet, selon des données publiées lundi.

Le marché bénéficiait tout de même de quelques facteurs de soutien, notamment la formation de la tempête tropicale Emily dans l'Atlantique, dont la trajectoire est surveillée.

Le marché attendait également le vote par le Sénat du compromis sur la dette américaine, scellé in extremis dimanche soir entre la Maison Blanche et les chefs parlementaires. Il a déjà franchi une étape en étant adopté par la Chambre des représentants lundi.

Les inquiétudes macroéconomiques faisaient pression sur le dollar, qui se renforçait encore un peu mardi, élément généralement négatif pour les matières premières libellées dans la monnaie américaine. (afp)

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