Actualisé 02.10.2008 à 20:05

New York

Le pétrole perd près de cinq dollars

Les prix du pétrole ont chuté jeudi à New York, plombés par les inquiétudes persistantes pour la demande d'or noir dans un contexte d'incertitudes économiques.

Le recul a atteint près de cinq dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en novembre a fini à 93,97 dollars, en baisse de 4,56 dollars par rapport à la clôture de mercredi.

«Les investisseurs craignent un fort ralentissement de l'économie mondiale», a commenté Adam Sieminski, de la Deutsche Bank.

Alors que la crise financière agite les marchés et affecte désormais l'Europe, les intervenants redoutent les conséquences de difficultés de l'économie sur la demande d'or noir. «Si les gens n'ont plus d'argent, ils ne pourront plus acheter de pétrole», a expliqué M. Sieminski.

Sérieux ralentissement

«Il y a le sentiment qu'un sérieux ralentissement économique est en train de se produire, qu'il devrait continuer à agir de manière négative sur les prix des matières premières», a relevé John Kilduff, de MF Global. «Les alarmes sonnent partout dans le monde», a-t-il souligné.

Aux Etats-Unis, premiers consommateurs mondiaux, la demande américaine de produits pétroliers a flanché de 7,1 % sur les quatre dernières semaines par rapport à l'an dernier, selon les statistiques du Département américain de l'Energie (DoE).

A l'appui de ce scénario, les analystes de Merrill Lynch ont divisé par deux leur estimation de croissance de la demande de pétrole dans le monde en 2009, à 400 000 barils par jour.

Selon eux, le prix du baril, à New York et à Londres, devrait s'élever à 90 dollars en moyenne en 2009, contre une estimation précédente de 107 dollars, et pourrait tomber à 50 dollars en cas de récession mondiale.

Le dollar poursuit sa hausse

Accentuant la baisse des cours de l'or noir, le dollar a poursuivi sa hausse face à l'euro, qui est tombé sous 1,38 dollar, au plus bas depuis un an.

Si la faiblesse du dollar incite les investisseurs à se reporter vers le pétrole pour se couvrir contre l'inflation, à l'inverse son regain accélère les liquidations.

(ats)

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