New York: Le pétrole se maintient à des sommets
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New YorkLe pétrole se maintient à des sommets

Les cours du pétrole ont fini quasi-stables mercredi à New York, se maintenant à des sommets en neuf mois à la faveur des tensions toujours vives au Moyen-Orient.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril, dont c'était le premier jour comme contrat de référence, a grignoté 3 cents par rapport à mardi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 106,28 dollars.

«Après la hausse d'hier qui avait été causée par l'accord sur la Grèce, les cours ont continué à être soutenus aujourd'hui par le refus de l'Iran de laisser l'AIEA visiter des installations (nucléaires)», a expliqué Phil Flynn de PFG Best Research.

Le nucléaire iranien en cause

Le dossier nucléaire iranien a connu mercredi un nouveau développement alors qu'une visite à Téhéran d'une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), destinée à essayer de lever les doutes sur les objectifs iraniens, s'est achevée mardi dans une impasse.

«Ce genre d'annonces peut constituer la base d'un regain d'inquiétudes sur le marché. En décidant d'interdir certaines zones (et d'interrompre les négociations), l'Iran est de plus en plus isolé», a commenté Peter Beutel, analyste de Cameron Hanover.

«Le marché se demande comment on va sortir de cette crise géopolitique, pour le moment il semble que ce soit impossible», a fait valoir M. Flynn.

Les achats ont diminué au Japon et en Chine.

D'autant que, emboîtant le pas des pays européens, «les raffineries japonaises sont en train de réduire leurs achats de brut iranien et la compagnie chinoise Sinopec a déjà réduit ses volumes importés d'Iran», ont rapporté les analystes de Barclays Capital.

La hausse a toutefois été limitée par une certaine incertitude entourant l'avenir de la Grèce --le marché se demandant si la cure d'austérité sera respectée et suffisante-- mais aussi par des mauvais chiffres industriels chinois.

L'activité manufacturière s'est à nouveau contractée en février en Chine, selon un indice publié mercredi par la banque HSBC, qui estime que les risques pour la croissance économique du géant asiatique se sont renforcés.

«Ces informations à la baisse ont fourni un contrepoids aux craintes géopolitiques alimentées par l'Iran», a remarqué Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric). (afp)

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