Marchés: Le pétrole termine en baisse
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MarchésLe pétrole termine en baisse

Le cours du baril de référence (WTI) a perdu 54 cents à 52,63 dollars.

AFP

Les cours du pétrole ont terminé en baisse lundi, les craintes de rebond de la production américaine prenant le dessus sur les réductions promises par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Le cours du baril de référence (WTI) a perdu 54 cents à 52,63 dollars sur le contrat pour livraison en mars au New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Il y a une conviction grandissante que l'on va voir arriver plus de pétrole de schiste cette année et cela a un peu affaibli les prix», a expliqué Mike Lynch de Strategic Energy & Economic Research.

Les signes de reprise de la production américaine continuent de s'accumuler avec l'annonce en fin de semaine dernière d'une hausse du nombre de forages actifs aux Etats-Unis, selon le décompte opéré par le groupe privé Baker Hughes.

«Ils ont atteint leur plus haut niveau depuis novembre 2015 et sont désormais bien au-dessus de leur niveau d'il y a un an», ont relevé les analystes de Commerzbank dans une note.

Production américaine en hausse

Le nombre de forages est considéré comme un indicateur avancé de la production américaine qui a semblé frémir au cours des derniers mois de l'année 2016, dans la foulée d'une hausse des cours qui rend l'exploitation de certains gisements de pétrole de schiste de nouveau rentable.

«Les Etats-Unis vont produire plus de pétrole et il est possible qu'ils soient en voie de produire 1 million de baril par jour de plus», a avancé Carl Larry de Frost & Sullivan dans une note.

La production américaine avait connu un accès de faiblesse à partir de mi-2015. «Une reprise sans précédent des extractions américaines pourrait remettre l'équilibrage du marché à 2018», ont prévenu les analystes de Natixis.

Les cours de l'or noir étaient en effet remontés après deux accords conclus par l'OPEP, l'un en son sein, l'autre avec ses alliés dont la Russie, et devant permettre de réduire la production de 1,8 million de barils par jour afin de rééquilibrer un marché souffrant d'un excès de l'offre.

Par ailleurs, la Libye, qui est membre du cartel pétrolier mais exemptée de quotas, continue de «remettre des barils sur le marché», selon les termes de Bob Yawger de Mizuho Securities USA. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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