Actualisé 19.01.2012 à 14:38

Assurance maladieLe peuple se prononcera sur les réseaux de soins

Le peuple se prononcera sur la place à donner aux réseaux de soins dans le système de santé. Les opposants au projet du «managed care» déposent jeudi leur référendum, muni de 132'837 signatures.

Initié par Didier Burkhalter, le projet de "managed care" est loin de faire l'unanimité.

Initié par Didier Burkhalter, le projet de "managed care" est loin de faire l'unanimité.

La révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal) adoptée en septembre dernier vise à promouvoir les réseaux regroupant médecins et autres fournisseurs de prestations médicales dans le but de coordonner les soins. Le patient y est suivi du début à la fin du traitement.

La version finalement adoptée par le Parlement se limitera d'abord à faire passer à la caisse les patients voulant continuer de choisir librement leur médecin. Seuls ceux qui rejoignent les réseaux continueront de s'acquitter de 10% de leur facture, une fois la franchise atteinte. Les autres patients verront cette quote-part passer à 15%.

Les maximums à débourser de sa poche ont été fixés à 500 francs par an pour les assurés liés à un réseau et à 1000 francs pour les autres.

La hausse de la quote-part n'interviendra toutefois pas du jour au lendemain. Pour qu'elle s'applique, il faudra qu'une offre en réseau existe. Au défaut, les assurés continueront d'être soumis aux conditions actuelles: quote-part de 10% et maximum annuel de 700 francs. Quant aux caisses, elles ne seront pas forcées dans un premier temps de proposer une offre de «managed care».

Fronts flous

La Fédération des médecins suisses (FMH), le PS, les syndicats SSP et Unia ainsi que d'autres organisations de praticiens soutiennent le référendum. Ils refusent notamment qu'on fasse passer à la caisse les assurés qui veulent continuer de choisir librement leur médecins.

L'association des médecins de familles défend en revanche la révision de la LAmal. Elle militera au sein d'un comité regroupant des représentants des partis bourgeois, de l'économie mais aussi de la gauche, dont le conseiller national Jean-François Steiert (PS/FR) et la présidente de la Fédération Romande des consommateurs, la socialiste Monika Dusong. (ats)

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