Asile en Suisse: Le PEV veut un durcissement de la loi

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Asile en SuisseLe PEV veut un durcissement de la loi

Réunis en assemblée samedi à Lausanne, les délégués du Parti évangélique suisse (PEV) se sont prononcés sur les objets soumis au peuple le 9 juin prochain.

Par 41 voix contre 25, les délégués du PEV approuvent la loi sur l'asile (LAsi). L'initiative de l'UDC «Election du Conseil fédéral par le peuple» a été rejetée à l'unanimité.

La conseillère nationale Marianne Streiff (PEV/BE) s'est clairement prononcée contre l'élection du conseil fédéral par le peuple. «La personne qui voudrait se faire élire devrait mener une longue et coûteuse campagne, tous les non-millionnaires seraient d'office exclus de la course», a-t-elle déclaré, selon un communiqué du parti.

«L'élection par le Parlement évite une influence démesurée des cartels puissants, qui seraient tentés de propulser, au travers de leur capacité financière, l'un des leurs au Conseil fédéral», a ajouté Mme Streiff. Elle craint également que les conseillers fédéraux ne soient absorbés par leur campagne durant l'année électorale.

Dans la discussion qui s'ensuivit, les délégués du PEV ont dénoncé une solution qui pousserait «à l'américanisation et au populisme». Le parti s'est toutefois montré ouvert à une amélioration du mode d'élection actuel, «qui n'est pas parfait».

Avis divergents

A propos de la modification de la loi sur l'asile, les délégués du PEV ont montré des avis divergents. Marianne Streiff a plaidé pour un «oui», car les mesures proposées sont «acceptables et nécessaires pour pouvoir enfin accélérer les procédures d'asile».

Elle souligne notamment qu'un refus de servir ne serait plus en soi un motif d'asile. «Cela permettrait d'émettre un signal pour éviter que la Suisse ne devienne un pays de destination pour les déserteurs et les objecteurs de conscience».

Invitée à l'assemblée, Ada Marra (PS/VD) lui a rétorqué que l'objection est un droit fondamental et qu'il serait faux de limiter le concept de réfugié sur le sujet. Pour elle, les mesures proposées ne répondraient pas aux besoins réels et augmentent inutilement la pression sur les requérants.

Certains délégués du PEV ont par ailleurs souligné que les demandes d'asile dans les ambassades aidaient les chrétiens persécutés dans certains pays. D'autres ont estimé que la multiplication des tours de vis aux procédures d'asile est incompatible avec la politique humaine prônée par le parti. (ats)

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