Suisse: Le PIB enregistre une baisse de 0,3%
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SuisseLe PIB enregistre une baisse de 0,3%

L'économie suisse se trouve toujours en récession. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3% au deuxième trimestre 2009 par rapport au précédent, marquant une quatrième baisse consécutive.

En rythme annuel, il affiche une croissance négative de 2%.

La contraction apparaît cependant moins importante qu'attendu par les économistes, qui escomptaient en moyenne une baisse comprise entre 0,4% et 1,8%. La consommation des ménages (+0,6%) ainsi que celle des collectivités publiques ont augmenté (+1,2%), a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Les investissements dans la construction se sont accrus encore plus fortement (+3,5% par rapport au trimestre précédent). Ceux consacrés aux biens d'équipement ont en revanche diminué de 0,8%, en particulier dans les secteurs de la métallurgie et des machines. Le rythme de baisse a toutefois quelque peu ralenti.

Même constat pour les exportations de marchandises qui n'ont reculé entre avril et juin que de 2%, après des chutes respectives de 8,9% et 6,1% lors des trimestres antérieurs. Les importations ont par contre accéléré leur mouvement de baisse (-5,4%), contre -1,8% et -6,9% précédemment.

La balance des services a pour sa part apporté une contribution négative à l'évolution de la croissance économique, précise le SECO dans son commentaire. En rythme annuel, les experts tablaient sur une baisse du PIB oscillant entre 2,5% et 3,3%, selon un sondage effectué par l'agence financière AWP.

Regain de dynamique

Toujours en récession, l'économie suisse paraît cependant avoir regagné en dynamique, selon Aymo Brunetti, chef de la Direction de la politique économique au SECO. Le ralentissement du rythme de contration du PIB entre les premier et deuxième trimestre 2009 en témoigne.

Alors qu'il reculait encore de 0,9% entre janvier et mars par rapport au trimestre précédent, le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a limité sa baisse à 0,3% entre avril et juin. Le phénomène signale une évolution survenant aussi pour d'autres pays européens, a précisé mardi à l'ATS Aymo Brunetti.

Situation mauvaise

En rythme annuel, le PIB affiche une diminution de 2% au deuxième trimestre 2009, après -2,2% pour le premier. Reste que l'expert du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) n'entrevoit pas encore forcément la suite avec un optimisme démesuré. «La situation demeure mauvaise», relève-t-il.

A ses yeux, la poursuite de la dégradation du marché du travail attendue ces prochains mois devrait peser sur la consommation des ménages. Et même si la plupart des indicateurs macroéconomiques ne laissent plus entrevoir une détérioration, les perspectives incitent à la plus grande prudence.

Reprise lente

La reprise qui se dessine n'interviendra de toute façon pas rapidement, estime le SECO. La question consiste notamment à savoir si une baisse de la consommation privée sera compensée par un redémarrage des exportations, à la faveur du retour à la croissance constatée par exemple en Allemagne et en France.

En ce qui concerne le deuxième trimestre 2009, Aymo Brunetti se réjouit de la robustesse de la demande intérieure (ménages, collectivités publiques et construction). En revanche, tant l'industrie que le commerce extérieur continuent à présenter de très mauvais chiffres.

Pour Aymo Brunetti, la récession économique qui frappe la Suisse apparaît toutefois moins grave que craint. De plus, elle implique une contraction du PIB de l'ordre de 2%, soit un taux moins élevé que pour les grands pays voisins.

(ats)

Plus fort qu'annoncé

L'économie suisse s'est un peu plus contractée au premier trimestre 2009 qu'annoncé en première estimation par le Secrétariat d'Etat à l'économique (SECO). Le produit intérieur brut (PIB) a ainsi diminué de 0,9%, contre un taux de -0,8% publié en juin.

Malgré le chiffre meilleur qu'attendu dévoilé mardi pour le deuxième trimestre (-0,3%), l'économie suisse affiche un PIB en contraction depuis quatre trimestres, confirmant son installation dans la récession. Lors des deux derniers trimestres de l'an passé, elle avait reculé chronologiquement de 0,4% et de 0,6%.

Par rapport à ses grands voisins et partenaires commerciaux, la Suisse fait donc moins bien. L'Allemagne, premier débouché à l'exportation, et la France ont vu leurs économies croître de 0,3% au deuxième trimestre 2009 par rapport au précédent. Les Etats-Unis ont pour leur part continué à évoluer négativement, mais de manière ralenti.

Une économie est réputée en récession lorsqu'elle aligne deux trimestres consécutifs de contraction. En 2008, sur l'entier de l'année, le PIB helvétique a connu une croissance de 1,8%, selon le chiffre de l'Office fédéral de la statistique (OFS) diffusé vendredi, soit un peu mieux que prévu (+1,6%), malgré un deuxième semestre grevé par la crise financière.

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