Crash en Colombie: «Le pilote n'avait pas assez d'heures de vol»
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Crash en Colombie«Le pilote n'avait pas assez d'heures de vol»

Le capitaine de l'appareil qui s'est écrasé en transportant une équipe de foot brésilienne n'aurait pas volé suffisamment pour recevoir l'autorisation de prendre les commandes du vol 2933.

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Une image de l'équipage de bord.

Une image de l'équipage de bord.

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«L'avion est descendu très vite, les lumières se sont éteintes peu avant le choc. Je ne me souviens de rien d'autre.» Voici ce qu'a raconté Ximena Suarez, l'assistante de vol qui a survécu au crash de l'avion qui transportait l'équipe brésilienne de Chapecoense.

«L'avion est descendu très vite, les lumières se sont éteintes peu avant le choc. Je ne me souviens de rien d'autre.» Voici ce qu'a raconté Ximena Suarez, l'assistante de vol qui a survécu au crash de l'avion qui transportait l'équipe brésilienne de Chapecoense.

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Une semaine après le terrible accident d'avion qui a décimé l'équipe brésilienne de Chapecoense, on apprenait que Miguel Quiroga, le pilote de l'appareil, était recherché par les autorités boliviennes pour avoir déserté l'armée de l'air avant la fin de sa formation militaire. Désormais, le commandant de bord doit faire face à de nouvelles accusations.

Selon le ministre bolivien de la Défense Reymi Ferreira, cité par l'agence Belga, le pilote aurait renoncé à faire une halte pour se réapprovisionner en carburant dans le seul but de faire des économies. Il est important de noter que l'homme était également copropriétaire de la compagnie charter Lamia. D'après les premiers éléments de l'enquête, c'est justement car l'appareil était en panne sèche qu'il s'est écrasé.

Sa capacité à prendre les commandes de l'avion est aussi remise en cause par l'avocat du copilote. «Une enquête indique que le lieutenant Miguel Quiroga n'avait pas effectué suffisamment d'heures de vol, et nous espérons que le parquet se penchera sur ces éléments, a expliqué Me Omar Durán à l'agence de presse bolivienne ABI. Il semble que des informations erronées ont été transmises en 2013, et il est important de vérifier qu'il n'avait pas le nombre d'heures de vol requises et qu'il n'aurait jamais dû être pilote.» Selon l'homme de loi, son client, copilote du vol 2933, avait bien plus d'expérience que Miguel Quiroga lui-même mais la compagnie aérienne ne lui avait accordé qu'un poste de second lors de son engagement. (20 minutes)

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