Actualisé 12.01.2010 à 13:44

Incident cocasse à Cointrin

Le pilote ouvre le toboggan de secours par erreur

C'est un épisode peu banal qui s'est joué samedi soir sur le tarmac de l'aéroport international de Genève (AIG). Un pilote de la compagnie EasyJet effectuait une dernière vérification technique sur son appareil quand il a involontairement déployé le toboggan de secours.

de
tpi

L'incident qui s'est produit samedi soir, sur un appareil de la compagnie EasyJet assurant la liaison entre Genève et Londres, fera l'objet d'une enquête interne pour déterminer les responsabilités de chacun, explique Peter Voets, responsable marketing de la compagnie à bas prix. Mais «une erreur humaine peut arriver», reconnaît-il.

Les faits s'est sont produits peu avant le décollage, rapporte un lecteur de «20 minutes online». L'avion avait été dégivré par le personnel au sol de l'AIG, et le commandant de bord semblait vouloir faire une dernière vérification technique avant de prendre son envol.

C'est au cours de ce contrôle que le pilote aurait ouvert une des portes arrières de l'appareil, dont le système de sécurité avait déjà été enclenché. Sa manœuvre aurait ainsi provoqué le déploiement inopiné du toboggan de secours.

Les passagers ont dormi à l'hôtel

Peter Voets confirme l'incident, mais EasyJet n'est pas encore en mesure de désigner un responsable. L'enquête devra en effet démontrer s'il s'agit uniquement d'une erreur humaine, ou si un problème technique est survenu. Il exclut en revanche que des sanctions soient prononcées à l'encontre du pilote. Cet épisode est intervenu lors d'un contrôle de sécurité, difficile donc de blâmer le pilote pour avoir voulu s'assurer du bon fonctionnement de l'avion, précise Peter Voets.

Reste que suite à cet accroc, le vol est resté cloué au sol pour permettre aux ingénieurs de replier le toboggan et de pratiquer toutes les vérifications techniques nécessaires.

Une facture de plusieurs dizaines de milliers de francs

Les 150 passagers de l'avion n'ont par ailleurs pas pu être acheminés vers la capitale britannique dans la soirée de samedi, faute de solution de remplacement. Ils ont donc passé la nuit à l'hôtel, aux frais de la compagnie, et ont dû attendre le lendemain après-midi pour rejoindre Londres.

Quant aux coûts induits par l'incident, ils s'élèvent à plusieurs dizaines de milliers de francs. Si l'enquête conclut à une erreur humaine, l'assurance de la compagnie prendra en charge les dépenses. S'il s'agit en revanche d'un problème technique, la garantie constructeur de l'appareil devrait fonctionner, conclut Peter Voets.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!