Actualisé 17.01.2015 à 18:31

Sécurité

Le piratage à la demande tient son site spécialisé

Une adresse web controversée entend faciliter la mise en relation entre clients et hackers en vue d'intrusions informatiques ciblées.

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laf

Un homme est prêt à payer 2000 fr. pour avoir accès au site web du propriétaire de son logement. Une femme propose 500 fr. à quiconque pouvant lui donner les codes d'accès de son mari à Facebook et Gmail pour s'assurer qu'il ne la trompe pas. C'est le genre de petites annonces qu'on peut trouver sur le site controversé Hacker's List qui en compte plusieurs centaines depuis son lancement en novembre dernier.

Afin d'éviter des cas d'escroquerie, les responsables du site basé en Nouvelle-Zélande ne valident le transfert de paiement qu'une fois l'intrusion vérifiée. Au passage, ils retiennent une commission, le tout en préservant l'anonymat des parties. Une quarantaine de hackers sont recensés.

Après des piratages retentissants qui avaient notamment touché l'an passé la banque JPMorgan Chase ou le studio Sony Pictures, on pourrait assister ainsi à la banalisation de piratages «mineurs». Des particuliers en profiteraient pour régler des affaires privées ou leurs comptes dans le milieu professionnel en soutirant des données sensibles.

Conscient de la nature illicite de la plupart des annonces, les fondateurs de Hackers' List soutiennent cependant qu'ils respectent la loi car «ils n'approuvent pas, ni ne justifient ces activités». Les trois fondateurs de Hacker's List ne comptent pas pour autant rendre public leur propre identité, rapporte le blog du New York Times.

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