Le pire est à venir pour les banques
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Le pire est à venir pour les banques

L'Etat américain sauvera-t-il les 100 à 150 banques qui sont menacées de fermeture?

Environ 200 clients ont fait la queue lundi à Glendale en Californie pour retirer leurs économies d'une agence de la banque Indymac, en faillite et mise sous tutelle par l'Etat. Celle-ci autorisait les retraits jusqu'à 100 000 dollars (102 000 fr.), puis prélevait 50 cents de frais par dollar supplémentaire. «Les gens n'ont plus confiance dans les institutions financières et le gouvernement», confiait une cliente.

Un an après le début de la crise des subprime, la suspicion est générale. Dans le sillage d'Indymac, 100 à 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte d'ici à dix-huit mois. Les banques commerciales, petites et moyennes, ainsi que des réseaux nationaux tels que Wachovia et Washington Mutual, sont les plus menacés. Très actives sur le marché hypothécaire, les banques régionales accumulent les défauts de paiements des promoteurs et les impayés des particuliers sur leurs prêts étudiants ou automobile. Contrairement aux institutions de refinancement, elles ne sont pas jugées vitales à l'économie. L'Etat pourrait donc ne pas les sauver.

(afp)

Les Bourses asiatiques toussent aussi

Les principales Bourses d’Asie ont chuté mardi, effrayées par la santé des institutions financières américaines après le sauvetage des géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac. Partout, les investisseurs ont d’abord bien accueilli l’initiative de Washington. Ils ont ensuite révisé leur jugement en raison du coût de ces mesures. Pour certains, le fait qu’elles aient dû être mises en oeuvre traduit l’ampleur de la crise financière américaine.

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