France: Le plan de relance adopté en marge de la grève

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FranceLe plan de relance adopté en marge de la grève

Le parlement français a définitivement adopté jeudi soir le plan de relance économique de 26 milliards d'euros présenté par Nicolas Sarkozy.

Ce vote est intervenu quelques heures après les grandes manifestations d'inquiétude sociale dans tout le pays.

Après les députés dans l'après-midi, les sénateurs ont entériné à leur tour en séance de nuit les deux textes constituant le plan de relance mis au point la veille par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ces deux projets de loi. L'opposition de gauche a voté contre.

«Avec ce plan de relance vous permettrez à la France de disposer des armes nécessaires pour lutter contre la crise dans les délais les plus courts et bien en avance sur la plupart de nos partenaires», a déclaré aux sénateurs le ministre du Budget, Eric Woerth. Ni M. Woerth, ni son collègue en charge de la relance Patrick Devedjian n'ont évoqué lors du débat jeudi soir au Sénat la journée de mobilisation en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat lancée à l'appel des syndicats.

L'opposition de gauche a en revanche insisté sur la colère des Français. «Entendez-vous les grondements de la rue? c'est la conséquence d'une politique qui s'appuie sur une vision dogmatique», a dit le député socialiste Jean Launay. «Ce que les manifestants réclament, c'est une nouvelle orientation politique», a renchéri son collègue communiste Roland Muzeau.

Le «collectif budgétaire» pour 2009 propose une avance de trésorerie aux collectivités locales, ouvre des crédits supplémentaires à hauteur de 10,5 milliards d'euros en autorisations d'engagement et de 9,8 milliards d'euros de crédits de paiement. Il autorise aussi l'Etat à accorder sa garantie dans le cadre de grands projets d'équipement et d'infrastructure dans la limite d'un plafond global de 10 milliards d'euros.

Il prévoit également des avantages fiscaux pour les ménages gagnant jusqu'à 45'000 euros par an. Le second texte propose de simplifier les procédures d'éxécution des programmes d'investissement et vise à donner plus de souplesse aux procédures d'autorisation de constructions de logements et à faciliter les programmes d'investissements publics et privés.

Par ailleurs, dans le cadre de ce plan de relance, le Parlement a également adopté définitivement le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012. (ats)

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