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États-UnisLe plan de Washington contre les géants chinois de la tech

L’administration américaine songe à interdire aux Américains d’investir dans les sociétés Alibaba et Tencent, selon le «Wall Street Journal».

Le géant de l’e-commerce Alibaba est notamment dans le viseur de Washington. 

Le géant de l’e-commerce Alibaba est notamment dans le viseur de Washington.

REUTERS

Washington réfléchit à retirer de la cote américaine deux des plus grands groupes chinois qui y sont présents, Alibaba et Tencent, a révélé mercredi le «Wall Street Journal». Cela irait dans le droit fil des dernières mesures déjà annoncées délistant notamment trois sociétés chinoises de télécommunications du New York Stock Exchange (NYSE).

Selon le journal des affaires, des représentants du département d’Etat et de la Défense ont discuté avec des représentants du Trésor de l’éventualité d’étendre la liste noire des entreprises chinoises, soupçonnées de liens avec le complexe militaire chinois, aux géants du commerce électronique Alibaba et de l’internet Tencent.

Les deux groupes, dont la capitalisation cumulée dépasse les mille milliards de dollars, sont cotés à Wall Street. Le titre Alibaba a perdu 5,32% à la clôture à New York mercredi et Tencent presque 4%.

Cette décision, qui est encore en débat selon le quotidien, constituerait un nouvel épisode dans la croisade du président Donald Trump contre la tech chinoise, incarnée par le décret présidentiel du 12 novembre interdisant les transactions sur des entreprises accusées d’êtres mêlées au développement du complexe militaire chinois.

D’autres cibles ont déjà été visées, comme trois sociétés de télécoms chinoises mercredi -- China Mobile, China Telecom et China Unicom (Hong Kong) -- qui, après des décisions contradictoires, sont finalement bannies de la bourse new-yorkaise.

Mardi soir, à quinze jours de son départ prévu de la Maison Blanche, Donald Trump a aussi signé un décret visant à interdire, au nom de la «sécurité nationale», toute transaction avec huit services de paiement et applications chinois, dont Alipay, qui appartient à Ant Group dirigé par le fondateur d’Alibaba, Jack Ma, et WeChat Pay, filiale de Tencent.

La décision doit entrer en vigueur après le remplacement du milliardaire républicain par le président élu Joe Biden le 20 janvier.

(AFP)

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6 commentaires
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phifa

07.01.2021 à 18:38

Beaucoup de personnes qui critiquent la Chine roulent en Volvo et téléphonent avec un Huawei... Et ceux qui portent des Nike... Made in ??? Et les panneaux solaires... Made in ??? Et les métaux rares extraits des mines... Chinoises, il me semble ! ABE

cjj

07.01.2021 à 16:00

nos vieux avaient raison au sujet du péril jaune , c'était la 3 iem guerre mondiale qu'y disaient !!! ce qui est pire encore depuis 4 ans c'est le péril orange ... mais bon , il ne lui reste plus que 13 jours pour imploser et après basta !!! fired ... jail ... oubliettes !!! mdr

mirkomilano

07.01.2021 à 15:42

de toutes Alibaba Group va sombré tout seul maintenant que le régime chinois a mis son patron au goulag :)