Actualisé 28.02.2019 à 18:40

Emballage des fruits et légumes

Le plastique a encore de beaux jours devant lui

Le Conseil fédéral ne s'est pas laissé convaincre par les arguments de Rebecca Ruiz, qui voulait faire interdire l'emballage des fruits et légumes disponibles en vrac.

Le Conseil fédéral a rappelé que les principaux détaillants vendent déjà en vrac fruits et légumes.

Le Conseil fédéral a rappelé que les principaux détaillants vendent déjà en vrac fruits et légumes.

Keystone

Interdire l'emballage des fruits et légumes disponibles en vrac serait disproportionné. Le Conseil fédéral ne souhaite pas non plus obliger les commerces à utiliser des sachets en plastique compostables.

Il est nécessaire de prendre des mesures pour réduire les déchets et notamment les emballages, reconnaît le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi à une interpellation de la conseillère nationale Rebecca Ruiz (PS/VD). L'Office fédéral de l'environnement prépare une stratégie et des mesures concrètes.

Une solution consisterait à renoncer au suremballage (emballage de plusieurs produits déjà emballés individuellement). Autre piste: renoncer aux emballages qui ne sont remplis qu'aux deux tiers. Le gouvernement ne croit en revanche pas aux recettes proposées par Rebecca Ruiz.

Fruits et légumes

Une interdiction des emballages pour les fruits et légumes n'entraînerait probablement qu'une faible réduction de la charge environnementale. Les principaux détaillants vendent aujourd'hui déjà en vrac une part significative de ces produits.

Le consommateur n'achète que ce dont il a besoin, ce qui limite les déchets. Mais l'emballage protège aussi les fruits et légumes sensibles et permet de les garder plus longtemps au lieu de les jeter.

Sac compostable

Le Conseil fédéral ne croit pas non plus aux vertus du sac en plastique compostable. Celui-ci affiche un bilan écologique global moins bon que les sachets en plastique ou en papier. De plus, les installations de production de biogaz et de compostage suisses ne sont pas toutes en mesure de les dégrader entièrement.

Autre problème, il pourrait être difficile de distinguer un sac de l'autre et certains, non compostables, risquent de finir dans la nature.

Enfin, le gouvernement ne tient pas à fixer des pourcentages maximaux d'emballages plastiques. Il ne s'agit que d'une partie du problème. Il faudrait aussi prendre en compte d'autres matériaux. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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