Intégration: Le PLR durcit le ton - le PS parle de l'islam»
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IntégrationLe PLR durcit le ton - le PS parle de l'islam»

Le PLR veut durcir la politique des étrangers et mise dans le même temps sur une meilleure intégration. Le groupe parlementaire socialiste pour sa part élabore ses positions par rapport à l'islam.

Pour le PLR, il faut élaborer un contre-projet efficace à l'initiative de l'UDC sur l'expulsion des étrangers criminels. Il s'agit aussi de mettre en place des mesures plus pointues pour assurer la sécurité intérieure, en particulier de faciliter l'expulsion administrative des extrémistes.

Les libéraux-radicaux veulent aussi adopter des procédures d'asile plus rapides. Le programme du PLR, présenté mardi à la presse, prévoit enfin un volet consacré à une meilleure intégration. Une initiative parlementaire sera déposée pour demander la conception d'une loi-cadre dans ce domaine, qui réponde à la devise «encourager et exiger», selon les termes du communiqué.

Pas de précipitation

Le groupe socialiste met le résultat du vote sur le compte de tendances xénophobes, de l'insécurité et de la crise économique, mais aussi sur des craintes de l'islam. Des réponses précipitées n'amènent rien ici, selon la présidente du groupe Ursula Wyss: «Il faut une discussion nuancée».

Sur la base de sa prise de position sur l'intégration, le PS élabore maintenant son attitude envers l'islam. La promotion de l'intégration est un thème mais aussi l'égalité hommes-femmes, les mariages forcés ou les mutilations génitales, souligne la conseillère nationale tessinoise Maria Carobbio Guscetti.

Il s'agira aussi de clarifier le rapport entre les droits fondamentaux et les droits démocratiques, selon le président du PS Christian Levrat. Il est peu judicieux que ces derniers puissent remettre en question des droits fondamentaux accordés auparavant. Enfin, il s'agira aussi de discuter des rapports entre l'Etat et la religion.

Pas de fausse agitation

Le groupe PDC-PEV-Verts libéraux a lui discuté en détail des conséquences du vote du 29 novembre et des enseignements à en tirer. La décision du peuple doit être respectée, écrit-il: «une fausse agitation et une surrèglementation seraient inopportunes».

Le groupe entend aborder la question de l'intégration dans toute sa diversité et sous tous les aspects et il a décidé de traiter aussi ce thème lors de sa retraite prévue à la mi-janvier 2010. D'éventuelles interventions ne seront déposées que lors de la session de mars. (ats)

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