Le PLR Thomas Hefti élu au Conseil des Etats à Glaris
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Le PLR Thomas Hefti élu au Conseil des Etats à Glaris

Le libéral-radical Thomas Hefti a été élu dimanche au Conseil des Etats dans le canton de Glaris.

Le libéral-radical Thomas Hefti a été élu dimanche au Conseil des Etats dans le canton de Glaris. Il a battu à plus de deux contre un le président du Parti bourgeois-démocratique suisse (PBD) et conseiller national Martin Landolt. M. Hefti succède à son collègue de parti Pankraz Freitag, décédé subitement début octobre. Il a obtenu 5571 voix contre 2149 à Martin Landolt. La participation s'est élevée à 30,65%. L'autre représentant glaronnais à la Chambre des cantons est l'UDC This Jenny.

Agé de 54 ans, Thomas Hefti est le fils de l'ancien conseiller aux Etats Peter Hefti. Son grand-père et son arrière-grand-père ont siégé au gouvernement glaronnais. Thomas Hefti est maire de Glaris Sud, mandat pour lequel il ne se représentera pas lors des élections communales du 9 février. Il est aussi membre du Parlement cantonal. Interrogé par l'ats, M. Hefti s'est déclaré très heureux de son résultat. Il ne s'attendait pas à un verdict aussi clair et il ne le met pas forcément en lien avec sa personne. D'une part, de nombreux électeurs souhaitaient maintenir le siège en main du PLR, selon le vainqueur. Et d'autre part, il n'est pas usuel dans le canton de Glaris de passer du National au Conseil des Etats, comme tentait de le faire Martin Landolt. Ce dernier est un ancien UDC qui a quitté ce parti en 2008 pour créer le «groupe libéral», qui allait donner naissance au PBD dans ce canton.

Rester au National

M. Landolt a commenté sa défaite en disant que le peuple a clairement exprimé le souhait qu'il reste au Conseil national. «Durant la campagne, on m'a toujours dit que j'y faisais du bon travail», a relevé le président du PBD, qui siège aussi au Parlement cantonal. Alors qu'il tentait de conquérir un fauteuil détenu depuis longtemps par le PLR, le représentant du PBD n'a manifestement pas réussi à mobiliser au-delà de son électorat de base. «Je n'escomptais une victoire qu'en cas de forte participation», a-t-il précisé. Or, le taux n'a franchi que de peu les 30%. Même dans sa commune de Glaris Nord, le taux n'a atteint que 25%.

Campagnes différentes

Les idées des deux candidats sont proches, même si leur façon de mener campagne fut totalement différente: Thomas Hefti a misé sur les traditionnelles affiches et annonces dans les journaux tandis que Martin Landolt a concentré ses efforts sur les réseaux sociaux. L'année électorale des Glaronnais est loin d'être terminée. Ils se rendront à nouveau aux urnes pour élire le gouvernement cantonal et les autorités communales le 9 février (éventuel 2e tour le 23 février), puis le Parlement cantonal le 18 mai. (ats)

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