Syrie: Le plus grand barrage du pays en mains rebelles
Actualisé

SyrieLe plus grand barrage du pays en mains rebelles

Les rebelles ont pris lundi le contrôle du barrage de l'Euphrate, assurant qu'il s'agissait de «la plus grande perte économique pour le régime depuis le début de la révolte».

«Ils ont pris le contrôle du barrage, qui fonctionne toujours. Les rebelles gardent les deux entrées mais aucun combattant n'est à l'intérieur, pour éviter que le régime ne bombarde ce barrage vital» situé dans le nord du pays, a précisé Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.

«Ils ont pris le contrôle du barrage, qui fonctionne toujours», a précisé Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH, sans être mesure de donner dans l'immédiat le nombre de rebelles ayant participé à l'opération.

«Les rebelles gardent les deux entrées mais aucun combattant n'est à l'intérieur, pour éviter que le régime ne bombarde ce barrage vital» situé dans le nord du pays, a-t-il ajouté.

Selon M. Abdel Rahmane, il s'agit «de la plus grande perte économique pour le régime depuis le début de la révolte».

Le barrage, situé dans la province de Raqqa, permet d'irriguer des milliers d'hectares.

Il a généré le «lac artificiel al-Assad», créé sous le mandat du président Hafez al-Assad, père de l'actuel chef de l'Etat Bachar al-Assad, dont le régime est engagé dans un conflit avec les rebelles qui a fait selon l'ONU plus de 60'000 morts en près de deux ans.

L'OSDH est une organisation basée au Royaume-Uni qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers la Syrie.

Pas de «réponse claire» à l'initiative de l'opposition

Le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, a déclaré lundi au Caire n'avoir reçu «aucune réponse claire» du régime du président Bachar al-Assad à sa proposition de dialogue sous conditions.

M. Khatib s'était dit prêt fin janvier à entamer des discussions directes avec des représentants du régime n'ayant pas «de sang sur les mains», précisant que tout dialogue devait nécessairement porter sur le départ du président Assad.

«La balle est dans le camp du régime. Il n'a pour l'instant donné aucune réponse claire sur le fait qu'il accepte de partir. Il n'y a eu aucun contact officiel jusqu'à présent, avec aucune partie», a déclaré M. Khatib à la presse après un entretien avec le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi.

«J'adresse un dernier message au régime pour qu'il essaie de comprendre la souffrance du peuple syrien, parce que la révolution continuera et ne s'arrêtera jamais», a-t-il poursuivi.

«Nous demandons au régime (...) de partir pour éviter davantage d'effusion de sang et de dégâts. Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n'avons rien contre le fait de continuer jusqu'à tous mourir et que la Syrie soit libérée de ce régime», a-t-il ajouté.

Vendredi, le régime syrien s'est dit prêt à dialoguer avec l'opposition mais sans «conditions préalables».

Dans les territoires libérés

Dans un message dimanche sur sa page Facebook, M. Khatib a aussi proposé que le dialogue ait lieu dans «les territoires libérés», c'est-à-dire sous contrôle rebelle, essentiellement dans le nord de la Syrie.

L'offre de M. Khatib avait reçu l'aval des Etats-Unis et de la Ligue arabe mais surtout des deux alliés de la Syrie, la Russie et l'Iran, avec qui le chef de l'opposition a récemment eu des contacts inédits.

Mais elle a suscité des tensions au sein de l'opposition syrienne: le Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition, a ainsi rejeté en bloc cette proposition et réaffirmé son attachement à la «révolution».

(afp)

Ton opinion