Affaire Garbani: Le policier auteur des fuites condamné

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Affaire GarbaniLe policier auteur des fuites condamné

Le policier municipal auteur des fuites au sujet de l'ancienne conseillère communale neuchâteloise Valérie Garbani a été sanctionné mardi.

Le Tribunal de police de Neuchâtel l'a condamné à une peine de 15 jours-amende à 35 francs avec sursis pendant deux ans.

Les 3000 francs de frais de justice occasionnés par cette affaire ont été mis également à la charge du prévenu. Le Ministère public avait requis une peine de 45 jours-amende à 10 francs. Dans son verdict, le Tribunal a considéré que le policier, désormais démis de ses fonctions, avait déjà payé lourdement pour ses actes.

Le jugement prononcé mardi retient la violation du secret de fonction. Selon le tribunal, l'accusé ne pouvait pas ignorer que les trois fiches de police transmises au président du Parti libéral étaient confidentielles. Le prévenu en outre n'a jamais été mêlé directement aux altercations de Valérie Garbani avec la police.

Lors de l'audience de jugement, la semaine dernière, l'accusé avait jugé inadmissible que Valérie Garbani, lors de ses sorties bien arrosées, insulte les agents de la police communale dont elle avait alors la charge. Le prévenu avait expliqué qu'il souhaitait crever l'abcès et mettre fin à une situation intolérable.

Révoqué

Agé de 54 ans, l'accusé avait été démis de ses fonctions peu après les faits, survenus au printemps 2008. Il était employé de la police communale depuis 32 ans. Il exerce aujourd'hui un emploi dans la restauration, pour un salaire inférieur de moitié à la rémunération perçue en tant que policier.

Les fuites dont le policier s'est rendu coupable avaient amorcé ce qui est devenu par la suite l'affaire Garbani. L'élue socialiste pour sa part a été sanctionnée la semaine dernière pour les écarts de conduite commis au mois de mars dans une discothèque, qui lui auront coûté finalement sa fonction de conseillère communale.

60 heures de TIG

La politicienne déchue a été condamnée à 60 heures de travaux d'intérêt général (TIG) et à 100 francs d'amende. Dans son verdict, le Tribunal de police a renoncé à la révocation d'un sursis antérieur ayant trait aux affaires divulguées par le policier condamné mardi.

(ats)

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