Actualisé 14.01.2008 à 22:21

Le policier en congé est un citoyen presque ordinaire

Samedi, à Lausanne, lors d'une agression, c'est un agent en congé qui a éloigné l'assaillant. Avec son seul savoir-faire.

S'attaquer à un malfrat en pleine action, c'est assurément un acte de bravoure. Mais il peut se révéler dangereux, comme en atteste l'aventure vécue par deux Lausannois. Une femme s'est fait dérober son sac samedi peu après minuit. Son ami a alors foncé sur le voleur pour récupérer les affaires de sa belle.

Las, le malandrin a appelé deux complices à la rescousse, et les trois ont frappé l'homme de coups de poing et de pied. L'intervention d'un policier en congé, qui a fait usage d'un spray au poivre, a finalement mis en fuite les assaillants. En renseignant ses collègues en service, le policier a ensuite permis l'arrestation de la bande.

Mais quels sont les moyens d'action d'un policier en dehors du service? Son habitude de telles situations, et rien d'autre. Car comme l'explique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police lausannoise, l'agent en congé n'a «aucun devoir formel» de veiller à l'ordre public. De plus, son arme reste au vestiaire en dehors du travail.

De par son engagement quotidien, un policier est toutefois mieux habitué qu'un autre à agir dans une situation «qui peut-être dangereuse», estime Jean-Philippe Pittet. Dans tous les cas, mieux vaut alors «ne pas se gêner d'appeler le 117 plutôt que prendre des risques inconsidérés». Intervenir ou non relève de la liberté d'appréciation de chacun. Il en va donc de même pour le policier, qui, en dehors du service, n'a même pas le pouvoir d'infliger une amende d'ordre.

Thomas Fédix

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