Actualisé 24.03.2016 à 21:00

AllemagneLe politicien néonazi sauvé par des réfugiés réagit

Un homme politique du parti allemand d'extrême droite NPD a eu un grave accident de la route. Des Syriens lui ont prodigué les premiers soins. Sa réaction n'a vraiment pas été à la hauteur...

de
ofu/ats
Le Parti national-démocrate (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionniste qui fait l'objet d'une procédure d'interdiction en cours d'examen par la justice allemande.

Le Parti national-démocrate (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionniste qui fait l'objet d'une procédure d'interdiction en cours d'examen par la justice allemande.

photo: Kein Anbieter/Twitter

La semaine passée, le véhicule de Stefan Jagsch est entré en collision frontale avec un arbre juste après avoir quitté la route. Le politicien, un responsable du parti néonazi allemand NPD, a été secouru par deux réfugiés syriens, ont rapporté mardi plusieurs médias allemands. Une version qui colle avec celle livrée par divers témoins à la police. Sauf qu'à l'arrivée des agents, les deux sauveurs n'étaient plus là.

De son côté, Stefan Jagsch semble avoir de la peine à remercier les deux inconnus. Sur Facebook, il a écrit récemment: «J'étais inconscient au moment des faits. Je ne peux donc pas confirmer ni infirmer que ce sont bien deux Syriens qui m'ont tiré de la carcasse de ma voiture.» Contacté par la chaîne de télévision régionale Hessischer Rundfunk, le politicien néonazi ajoute néanmoins: «Je remercie toutes les personnes qui étaient sur place pour m'aider. Si des Syriens m'ont bel et bien aidé alors il s'agit d'un acte louable.»

Réfugiés qualifiés de «primates hors la loi»

Le Parti national-démocrate (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionniste qui fait l'objet d'une procédure d'interdiction en cours d'examen par la justice allemande. Insignifiant au niveau national, le NPD a obtenu ses plus gros scores électoraux dans certaines régions d'ex-RDA.

En janvier, Stefan Jagsch, 29 ans, avait participé à un rassemblement dans sa région au cours duquel les plus d'un million de réfugiés arrivés l'an dernier en Allemagne avaient notamment été qualifiés de «primates hors la loi», selon la «Frankfurter Rundschau».

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