Défense: Le porte-avions Nimitz quitte le Golfe, signe d’apaisement avec l’Iran
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DéfenseLe porte-avions Nimitz quitte le Golfe, signe d’apaisement avec l’Iran

Le Pentagone a annoncé mardi le départ du Golfe du porte-avions américain USS Nimitz après neuf mois de déploiement, une décision qui paraît signaler une volonté d’apaisement avec l’Iran, à la suite de mois de tension.

Le porte-avions Nimitz.

Le porte-avions Nimitz.

AFP

«Le groupe aéroporté du Nimitz quitte la zone de responsabilité du commandement central», qui couvre l’ensemble du Moyen-Orient, a annoncé le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Le Nimitz avait été déployé dans la région en septembre pour surveiller les mouvements de l’Iran et dissuader Téhéran de toute agression contre les forces américaines dans la région.

Apaisement

Le ministre de la Défense Lloyd Austin «considère que nous avons une présence suffisamment robuste au Moyen-Orient pour répondre» à toute attaque, a noté John Kirby au cours d’un point presse. Alors qu’on lui demandait si le départ de cette force maritime était un signal d’apaisement avec l’Iran, le porte-parole a souligné que «le ministre avait en tête l’environnement géostratégique quand il a approuvé le mouvement du groupe aéroporté». Mais il a ajouté que le mouvement était aussi dicté par la durée exceptionnellement longue de ce déploiement et le besoin d’entretenir les navires.

Le porte-parole n’a pas précisé si le Nimitz serait remplacé par un autre porte-avions dans le Golfe. «Nous sommes constamment en train d’évaluer le niveau de menace. Nous essayons constamment de répondre à cette menace avec les capacités adéquates», s’est-il contenté de déclarer.

Le Nimitz achève en effet un déploiement exceptionnellement long de 270 jours, d’abord dans sa zone d’attache du Pacifique puis au Moyen-Orient où il a croisé dans le Golfe et au large de la Somalie lors du retrait de forces américaines de ce pays de la Corne de l’Afrique. Le nouveau président américain Joe Biden veut revenir dans l’accord de 2015, censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique, dont son prédécesseur Donald Trump a retiré les États-Unis en 2018.

(AFP)

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