Publié

JO 2020Le porte-drapeau des Tonga concurrencé par le Vanuatu

Le Tongien Pita Taufatofua avait fait parler de lui lors des derniers Jeux olympiques. Cette année, il a de la concurrence.

Le taekwondoïste tongien Pita Taufatofua, qui avait fait sensation aux JO de Rio en 2016 en défilant torse nu lors de la cérémonie d’ouverture, a récidivé vendredi à Tokyo, mais a eu de la concurrence cette année avec le porte-drapeau du Vanuatu.

Taufatofua était devenu une célébrité après son apparition le torse nu et couvert d’huile de coco en tant que porte-drapeau des îles Tonga il y a cinq ans, petit archipel du Pacifique sud.

En quelques heures, l’illustre inconnu avait récolté pas moins de 45 millions de mentions sur Twitter avant de recommencer en 2018 aux Jeux d’hiver de Pyeongchang où il s’était aligné en ski de fond.

Le taekwondoïste a de nouveau mené la délégation des Tonga lors de la cérémonie tokyoïte vêtu de son costume traditionnel.

Mais il a eu de la concurrence cette année en la personne du porte-drapeau du Vanuatu Riilio Rii, un rameur de 27 ans, qui est également apparu le torse étincelant, portant une jupe traditionnelle.

Ce face-à-face a inévitablement donné lieu à une série de débats en ligne pour savoir qui avait remporté le duel, la revue spécialisée «Rowing Voice» tranchant pour le rameur du Vanuatu. Rii «a gagné la soirée... avec son air majestueux jusqu’aux orteils», a estimé le journal.

Taufatofua n’a pas toutefois pas semblé perturbé par son rival. «Merci à tous pour l’amour», a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux. «Pas sûr que devenir viral pendant une pandémie soit une bonne chose mais j’apprécie tous les messages et le soutien».

Taufatofua, basé à Brisbane en Australie, s’est qualifié en taekwondo à Rio, puis en ski de fond à Pyeongchang, et espérait concourir en kayak à Tokyo. Il serait devenu ainsi le premier athlète à participer à trois Jeux dans trois sports différents.

Il n’est finalement pas parvenu à se qualifier en kayak, mais avait déclaré à l’AFP avant les Jeux qu’il apporterait sa pagaie au Japon au cas où une ouverture se présenterait après la fin du taekwondo.

«S’il y a un couloir de libre et un vieux canard en caoutchouc sur lequel je peux monter et pagayer, je le ferai», a-t-il déclaré.

Ses exploits, peu communs, ont semble-t-il attiré l’attention d’Hollywood. Selon ses dires, Taufatofua ne manquerait pas d’offres pour le grand écran et un rôle l’attendrait dans un film soutenu par les États-Unis.

(AFPE)

Ton opinion

26 commentaires