Le porte-parole de Sarkozy lâché par ses pairs
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Le porte-parole de Sarkozy lâché par ses pairs

Le porte-parole et protégé du président français Nicolas Sarkozy, David Martinon, a été lâché dimanche par ses co-listiers, dont le fils de M. Sarkozy, pour les élections municipales de mars à Neuilly.

Cette ville huppée limitrophe de Paris est le fief du chef de l'Etat.

M. Sarkozy a poussé David Martinon, 38 ans, à se présenter à la mairie de Neuilly-sur-Seine, ville emblématique de la popularité de M. Sarkozy, dont il fut maire de 1983 à 2002 et qui l'a élu président en mai 2007 à 86%.

Mais la candidature de David Martinon, accusé par ses adversaires de droite comme de gauche d'être «parachuté», est de plus en contestée.

Le fils cadet du président, Jean Sarkozy, et les dirigeants de l'UMP (droite au pouvoir) à Neuilly-sur-Seine, Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé, ont annoncé qu'ils faisaient leur propre «liste de rassemblement» pour les élections municipales en raison de «désaccords majeurs» avec le candidat David Martinon.

Défaite prévue dans un sondage

Ils entendent «faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune».

Le directeur de campagne de M. Martinon, Olivier Babeau, avait lui pourtant annoncé un peu plus tôt dans la matinée que David Martinon se maintenait comme tête de liste UMP.

Cette annonce intervient alors que le journal Le Figaro (droite) a mis le feu aux poudres samedi en faisant état d'un sondage secret prévoyant «la défaite» de M. Martinon dans cette ville clef pour la droite présidentielle. Il est crédité de seulement «40% des voix» face à son principal adversaire, le divers droite Jean-Christophe Fromantin (45%), bien implanté à Neuilly.

Réunion

Selon le journal qui a intitulé un billet confidentiel «Neuilly: Martinon vers la sortie», Nicolas Sarkozy «n'a guère d'autre choix que de sortir Martinon et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard».

«Je reconnais qu'aujourd'hui nous avons un peu de confusion», a affirmé l'un des dirigeants de l'UMP Patrick Devedjian sur France 2, annonçant «une réunion décisive» lundi soir pour trancher sur le nom du futur chef de file.

Les élections municipales sont considérées comme un test pour Nicolas Sarkozy alors que le président français est en chute libre dans les sondages près d'un an après son élection.

Le reportage de France 2

(ats)

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