Attentat à Bangkok: Le portrait-robot du principal suspect diffusé
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Attentat à BangkokLe portrait-robot du principal suspect diffusé

La police thaïlandaise a diffusé mercredi le portrait-robot du principal suspect de l'attentat de Bangkok, filmé par des caméras de surveillance en train de déposer un sac quelques minutes avant l'explosion qui a tué 20 personnes.

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02.09. Un Turc est accusé de faire partie du «réseau» derrière cette attaque en Thaïlande.

02.09. Un Turc est accusé de faire partie du «réseau» derrière cette attaque en Thaïlande.

AP
01.09 Un deuxième suspect a été interpellé dans l'enquête sur l'attentat de Bangkok qui avait fait 20 morts le 17 août. Ce «suspect de premier plan» pourrait être le poseur de bombe, a déclaré mardi le Premier ministre thaïlandais.

01.09 Un deuxième suspect a été interpellé dans l'enquête sur l'attentat de Bangkok qui avait fait 20 morts le 17 août. Ce «suspect de premier plan» pourrait être le poseur de bombe, a déclaré mardi le Premier ministre thaïlandais.

Keystone/Gaetan Bally
31.08 Le chef de la police nationale thaïlandaise a annoncé lundi avoir versé une récompense de près de 75'000 euros aux officiers de police ayant permis l'arrestation d'un premier suspect dans l'attentat meurtrier du 17 août à Bangkok, qui a fait 20 morts.

31.08 Le chef de la police nationale thaïlandaise a annoncé lundi avoir versé une récompense de près de 75'000 euros aux officiers de police ayant permis l'arrestation d'un premier suspect dans l'attentat meurtrier du 17 août à Bangkok, qui a fait 20 morts.

La police a fait savoir mercredi qu'elle recherchait trois hommes dans l'enquête sur l'attentat qui a fait au moins 20 morts lundi soir à Bangkok. Parmi eux figure un ressortissant étranger faisant l'objet d'un mandat d'arrêt. D'après le mandat d'arrêt, les autorités sont à la recherche d'un «homme étranger, dont l'identité n'est pas connue, et correspondant au portrait-robot (diffusé un peu plus tôt par la police)».

L'homme, non identifié, plutôt jeune a une chevelure brune très fournie et porte des lunettes noires. Il pourrait être «étranger ou thaïlandais», selon le porte-parole de la police nationale Prawut Thavornsiri, qui a précisé qu'un mandat d'arrêt serait émis dans les prochaines heures. En outre, l'individu soupçonné d'avoir déposé la bombe qui a tué 20 personnes en plein coeur de Bangkok lundi fait partie d'un «réseau», d'après la police thaïlandaise qui le recherche activement, alors que le sanctuaire touché a rouvert ses portes mercredi.

«C'est un réseau», a déclaré mercredi le chef de la police thaïlandaise Somyot Poompanmoung à la presse, au lendemain de la diffusion d'images de vidéosurveillance, montrant un homme en train de déposer un sac à dos devant le sanctuaire Erawan quelques minutes avant l'explosion dans le quartier commerçant de Chidlom. «Le malfaiteur ne peut pas avoir été agi seul... nous pensons qu'il y a des gens qui l'aident, des Thaïlandais», a-t-il ajouté.

La police a lancé un appel à témoins et offre une récompense d'un million de bahts (près de 27'500 francs) pour toute information menant à son arrestation. Sur les images, un jeune homme, aux cheveux bruns frisés, apparaît vêtu d'un T-shirt jaune et d'un short foncé. Il vient s'asseoir devant les grilles du sanctuaire avant de glisser calmement sous un banc son sac à dos. Il quitte ensuite les lieux, un sac plastique bleu à la main et semble consulter un téléphone portable. La police a pu retrouver et interroger le conducteur de la moto-taxi que le principal suspect aurait empruntée pour quitter les lieux lundi soir mais n'a fourni aucun détail après son témoignage.

Les forces de sécurité thaïlandaises cherchent deux autres personnes considérées comme des suspects aperçus, comme le premier, sur les images des caméras de vidéosurveillance qui se trouvent dans le sanctuaire d'Erawan. L'un d'entre eux portait un maillot rouge et l'autre un blanc, a précisé Prawut Thawornsiri.

Plus de 120 blessés

L'attaque, sans précédent dans la capitale thaïlandaise, s'est produite à une heure de pointe devant le sanctuaire Erawan et a fait 20 morts et plus de 120 blessés. Onze étrangers figurent parmi les victimes: des Chinois, des Singapouriens, un Indonésien, une Britannique résidant à Hong Kong et plusieurs membres d'une même famille malaisienne. Parmi les blessés, 68 seraient toujours dans un état critique.

Mercredi, une dizaine de moines bouddhistes ont tenu une petite cérémonie pour la réouverture dans la matinée du sanctuaire entourés par quelques fidèles - y compris des touristes - venus prier à genoux face à la statue du dieu hindou Brahma, a rapporté un journaliste de l'AFP. Le lieu a été restauré et seules les balustrades en fer tordues témoignent de la tragédie. Les éclats de verre, les morceaux de béton arrachés et les traces de sang ont été soigneusement nettoyés et le cratère formé par la bombe rebouché.

Il pourrait s'agir d'une «imitation»

Tommy Goh, originaire de Penang en Malaisie est l'un des premiers a avoir pénétré à l'intérieur du sanctuaire de nouveau ouvert. «Je viens tous les ans dans ce temple. Nous étions censés être ici autour de 19H00 lundi mais le taxi n'est pas venu à l'hôtel... donc nous sommes allés ailleurs», a raconté cet homme de 56 ans, encore sous le choc. Après une seconde explosion mardi après-midi à proximité de la station de métro Saphan Taksin, proche de la rivière Chao Praya, qui n'a pas fait de blessés, la police avait indiqué qu'il existait un lien entre les deux attaques.

Mais mercredi le chef de la police a finalement précisé qu'il pourrait aussi s'agir d'une «imitation».

Si aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué l'attentat, les autorités semblent avoir exclu la possibilité qu'il s'agisse d'une action des insurgés musulmans du sud du pays. Cette région limitrophe de la Malaisie, en proie à un conflit qui a fait plus de 6400 morts depuis 2004, est fréquemment touchée par des attentats mais jamais de cette ampleur. Et malgré les années de conflit, aucune attaque n'a jamais été confirmée hors de la région.

Dans ce contexte, la junte au pouvoir a décidé de renforcer la sécurité dans les zones touristiques, notamment dans les lieux qui attirent de nombreux visiteurs chinois «pour regagner leur confiance» a indiqué le porte-parole de la junte, Winthai Suvaree.

«J'ai dit à mes enfants de rentrer tôt à la maison»

Dans la ville, la tension était palpable. «J'ai toujours vécu ici mais maintenant j'ai peur parce qu'ils peuvent frapper n'importe où», confie Sommai Gazem, qui tient un petit stand et cuisine des plats thaïlandais dans la rue, dans un quartier périphérique de Bangkok. «J'ai dit à mes enfants de rentrer tôt à la maison et de ne pas aller se promener comme avant», ajoute-t-elle.

Dans les grands centres commerciaux proches du sanctuaire, la sécurité a été nettement renforcée et les allées étaient étrangement calmes. «Depuis lundi, les membres de la sécurité ne contrôlent plus uniquement les visiteurs mais contrôlent aussi tous les employés, les sacs et les voitures», raconte Praphatsang, employé par l'un de ces centres. Habituée aux longues crises politiques, la Thaïlande a connu plusieurs épisodes de manifestations violentes mais jamais d'attentat à la bombe de ce type. (ats)

Une famille malaisienne décimée par l'attentat

Le touriste malaisien Neoh Hock s'apprêtait à prier au sanctuaire d'Erawan à Bangkok lundi et à allumer un cierge quand une violente explosion a retenti, tuant quatre membres de sa famille dans l'attentat qui a fait au moins 20 morts au total.

«Quand je me suis incliné pour prendre (le cierge), j'ai entendu l'explosion», a déclaré M. Hock au journal Malay Mail, ajoutant qu'il ne voyait ensuite plus aucun membre de sa famille avec lesquels il était en vacances dans la capitale thaïlandaise. Son épouse, son fils, son gendre et sa petite-fille de quatre ans ont péri dans la déflagration qui a frappé le sanctuaire dans cette attaque sans précédent à Bangkok, et fait également plus de 100 blessés.

Neoh Hock et sa fille enceinte sont les seuls rescapés de cette famille de sept personnes qui se trouvaient dans le sanctuaire lundi soir, a raconté l'homme âgé de 55 ans. Il a fallu plusieurs heures avant que les restes humains des victimes ne soient retrouvés, tandis que ceux d'une cinquième victime de la famille, la belle-soeur de M. Hock, n'ont pas encore été identifiés.

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