Actualisé 03.09.2012 à 16:16

GenèveLe portugais bientôt enseigné à l'école?

Une pétition réclame que le 5e idiome le plus parlé du monde figure dans le cursus postobligatoire. L'idée ne fait pas l'unanimité.

von
Raphaël Leroy

Cela faisait deux ans que c'était dans l'air, mais vendredi soir au Grand-Lancy, la communauté portugaise de Genève a fait le pas. Elle a lancé formellement sa «Pétition pour l'introduction du portugais dans l'enseignement postobligatoire genevois». Un texte unique en Suisse romande et déjà soutenu par différents parti de gauche et le syndicat Unia.

10% des écoliers

«Nous sommes le canton où il y a le plus de Portugais en Suisse, quelque 50'000 personnes, explique Carla Rocha, présidente de l'Association des parents d'élèves portugais. Nos enfants représentent 10% des écoliers, aussi souhaitons-nous leur donner la possibilité d'apprendre leur langue, ¬comme les Espagnols ou les Russes dans certaines écoles.»

«Pourquoi pas l'albanais?»

En avril, Pierre Maudet, en campagne, avait soutenu l'idée. Ce qui n'est pas le cas du MCG Carlos Medeiros, pourtant d'origine lusitanienne. «Et pourquoi pas des cours de kosovar, d'albanais et de serbe tant qu'on y est! Je suis totalement opposé à cette proposition. C'est la porte ouverte aux dérives communautaristes. Seules les trois langues nationales doivent être enseignées », tonne le conseiller municipal de la Ville. Les pétitionnaires se donnent jusqu'au 15 novembre pour récolter des signatures.

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