école: Le post-obligatoire lance un nouveau SOS
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écoleLe post-obligatoire lance un nouveau SOS

Les profs se disent submergés par le manque d'effectifs. Les autorités dédramatisent.

par
Renaud Bournoud

«La situation est devenue inacceptable», a dénoncé mardi Henri Magnenat, membre du bureau de l'Union du corps enseignant secondaire (Union). «Entre 1992 et 2007, les élèves sont passés de 15 500 à 20 300, soit une augmentation de 31%. Dans le même laps de temps, le corps enseignant n'a progressé que de 1,4%», a appuyé le représentant de l'association professionnelle, qui compte entre 700 et 800 membres. «Avec l'augmentation des effectifs, les profs n'arrivent plus à suivre. Certains se retrouvent avec plus de 250 copies à corriger. Cela se traduit par un impact grave sur la qualité de l'enseignement», a-t-il poursuivi.

L'année dernière, l'Union avait déjà lancé une pétition pour alerter les autorités. Mais les profs estiment qu'ils n'ont toujours pas été entendus. «C'est inexact, a rétorqué Charles Beer, conseiller d'Etat en charge du Département de l'instruction publique. L'éducation est une priorité pour le gouvernement et son budget n'a pas souffert de restrictions, contrairement à d'autres domaines. De plus, vingt-deux postes ont été exceptionnellement créés au mois de janvier.»

Même son de cloche du coté du Grand Conseil. «Globalement, les choses ne vont pas si mal dans le post-obligatoire», a estimé Jacques Follonier, président de la Commission de l'enseignement. Cette dernière a auditionné les profs le 19 janvier. «Il y a deux manières de faire: soit on se plaint, soit on fait face. C'est aux profs de choisir», a tranché le radical.

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