Vatican: Le prélat arrêté rejette les accusations
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VaticanLe prélat arrêté rejette les accusations

Le prêtre du Saint-Siège interpellé vendredi dans le cadre d'une enquête plus vaste sur la banque du Vatican (IOR) a rejeté lundi les accusations pesant sur lui.

Le prélat aurait tenté de rapatrier de l'argent caché en Suisse

Le prélat aurait tenté de rapatrier de l'argent caché en Suisse

Mgr Nunzio Scarano, 61 ans, prêtre qui a gagné le titre honorifique de «monseigneur» en raison de son ancienneté au Saint-Siège, «a réaffirmé avec force sa moralité et sa disponibilité vis-à-vis des autorités judiciaires italiennes à tout moment», ont indiqué ses avocats, cités par la presse italienne.

«Il s'est défendu et nous avons demandé son assignation à domicile dans un lieu où il puisse célébrer la messe», ont précisé Francesco Caroleo Grimaldi, Silverio Sica et Luca Paternostro à l'issue de l'entretien de trois heures de leur client avec la juge Barbara Callari.

Mgr Scarano «n'est pas bien, il est très éprouvé et dort mal»

Nunzio Scarano travaillait à l'époque à l'Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA), l'organisme qui gère les biens du Saint-Siège. Selon le Parquet, lui et deux autres personnes - un sous-officier membre des services de contre-espionnage italiens et un intermédiaire financier - ont tenté de rapatrier à partir de la Suisse 20 millions d'euros en espèces, «fruit d'une fraude fiscale». Mgr Scarano «n'est pas bien, il est très éprouvé et dort mal», ont indiqué ses avocats.

Cette affaire n'est qu'un des aspects d'une enquête beaucoup plus vaste, ouverte en septembre 2010, sur le fonctionnement de l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR).

Remettre de l'ordre

Le pape Benoît XVI, puis son successeur François ont décidé de remettre de l'ordre dans l'IOR, nommant successivement de nouveaux responsables et instaurant des contrôles de plus en plus sévères sur cet institut tristement célèbre dans la péninsule en raison de son implication dans plusieurs scandales retentissants. L'IOR gère 19'000 comptes appartenant en majorité au clergé catholique.

(afp)

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