Actualisé 25.12.2014 à 14:43

EspagneLe premier discours du roi fait l'unanimité

Plusieurs partis politiques ont salué le premier discours de Noël de Felipe VI qui a évoqué la corruption, le chômage et la crise avec la Catalogne.

Le roi d'Espagne a appelé mercredi à «tuer dans l'oeuf» la corruption, deux jours à peine après le renvoi de l'infante Cristina d'Espagne devant un tribunal.

Le roi d'Espagne a appelé mercredi à «tuer dans l'oeuf» la corruption, deux jours à peine après le renvoi de l'infante Cristina d'Espagne devant un tribunal.

«Le roi a bien décrit les trois crises fondamentales existant actuellement en Espagne: la crise politique et institutionnelle (en lien avec la corruption), la crise économique et sociale et la crise territoriale», avec la Catalogne, a analysé sur la radio Cadena Ser Antonio Hernando, porte-parole du groupe socialiste au Congrès (chambre basse) après le discours de mercredi soir.

La première allocution de Noël de Felipe VI, 46 ans, qui a succédé à son père le roi Juan Carlos le 19 juin était très attendue. Elle intervenait deux jours après le renvoi de sa soeur l'infante Cristina devant la justice, au côté de son mari et de 15 autres personnes dans un vaste scandale de corruption. L'enquête sur cette affaire mine la monarchie depuis presque quatre ans.

Or, sur la corruption, faisant l'objet de nombreuses enquêtes judiciaires touchant l'establishment espagnol, le roi «a spécialement insisté, il s'est montré incisif», a estimé M. Hernando. «C'est un roi qui colle à la rue et qui connaît très bien les problèmes des Espagnols, a réagi le vice-secrétaire du Parti populaire au pouvoir Carlos Floriano (droite).

«Des millions d'Espagnols portent la Catalogne dans leur coeur»

Le roi, qui a terminé son discours en saluant les Espagnols dans les quatre langues officielles du pays - catalan, euskera (basque), galicien et castillan - un geste peu habituel, a aussi évoqué longuement la Catalogne, dont une partie de la population - entre un tiers et la moitié, selon les sondages - souhaite se séparer de l'Espagne. Il l'a fait de manière affective. «Des millions d'Espagnols portent la Catalogne dans leur coeur», a-t-il dit.

«Faisons tous un effort loyal et sincère, retrouvons-nous autour de ce que nous n'aurions jamais dû perdre: l'affection mutuelle et les sentiments que nous partageons», a-t-il notamment dit après avoir directement nommé la Catalogne et en appelant au respect de la Constitution.

Le «défi est là et le problème existe. Le problème de la relation entre la Catalogne et l'Espagne. Ce problème existe et les paroles du roi l'admettent dans son discours», a déclaré le président nationaliste catalan Artur Mas, en saisissant l'occasion pour défendre le droit des Catalans à décider de l'avenir de cette puissante région. (afp)

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