Actualisé 21.07.2015 à 15:59

NHLLe premier été serein de Nino Niederreiter

Le Grison est un joueur heureux. Il s'est définitivement fait sa place en NHL et profite de cette nouveauté pour peaufiner sa préparation.

par
Robin Carrel
Zuchwil

L'attaquant du Minnesota Wild n'aura que 23 ans en septembre prochain, mais il est déjà devenu une valeur sûre de la ligue nord-américaine. Une nouveauté qu'il savoure et qui lui permet de vivre un été bien différent des précédents.

Nino, expliquez-nous de quoi est faite la préparation estivale d'un joueur de NHL...

Juste après la fin de l'exercice, je prends d'habitude 2 à 3 semaines «off», loin du hockey. Ensuite, le boulot recommence. Je travaille du lundi au vendredi, de 9h à 11h30. Après, j'ai des fois des rendez-vous comme aujourd'hui (ndlr: le Grison présentait la nouvelle pochette du jeu NHL 2016), alors je dois rattraper dans l'après-midi. Si ce n'est pas possible, je m'entraîne le samedi ou le dimanche. Il faut s'assurer de pouvoir bosser cinq jours par semaine. J'ai deux coaches à ma disposition, Thomas Berger et Michi Bond, et j'en ai toujours au moins un avec moi.

Vous vous entraînez avec d'autres joueurs suisses?

Non, en général je retrouve la glace avec le HC Davos. Depuis début août, jusqu'à que je retourne au Minnesota. Avant cela, je patine tout seul, avec un de mes entraîneurs. Comme ça, je peux plus me concentrer parce que généralement, plus tu as de monde autour de toi, plus tu parles... Je veux être sûr de bosser le mieux possible et ensuite avoir le reste de la journée pour moi.

Vous êtes désormais établi en NHL. Est-ce que cela change votre agenda par rapport à d'autres saisons, où vous deviez vous battre pour vous faire une place lors du camp de pré-saison?

Oui, clairement! Spécialement cet été, qui est le premier où je peux être vraiment relax sur ce sujet. Je peux enfin profiter et ne pas me soucier de ce qui se passera ensuite. La saison dernière, mon contrat arrivait à échéance et je ne savais pas trop ce qui allait m'arriver et combien de temps ça allait prendre. Avant, j'avais été échangé... Il se passait toujours quelque chose pendant l'été! Cette fois, j'ai pu me reposer et me concentrer sereinement sur la suite des événements. Simplement travailler dans les meilleures conditions, pour arriver au camp d'entraînement avec de bonnes sensations et ne pas avoir le moindre soucis.

Moins de pression donc...

Tout à fait, même si personnellement, j'aime bien la pression. Mais cette fois, c'était un luxe de ne pas avoir à penser à ça en me demandant où je pouvais atterrir. Il ne faut pas oublier qu'on peut être échangés à tout moment, mais j'ai un bon feeling au Minnesota et j'ai eu de bons retours de la part de la franchise au terme de la dernière saison. C'est pour ça que je me sens si bien.

Vous êtes une nouvelle fois sur la pochette du jeu NHL 2016. Ca doit être un rêve de gosse, non?

Bien sûr que c'était un rêve d'y être un jour. Je me rappellerai toujours qu'en 2003, c'était Jarome Iginla en couverture. C'était un tel buteur... Quelques années après, c'est mon tour ici en Suisse. C'est juste hallucinant et un sacré honneur.

Qu'en disent vos amis?

Ils adorent! Le truc génial, c'est quand, dans le Minnesota, des fans suisses viennent avec le jeu et la sortaient pendant le match!

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