Actualisé 17.01.2013 à 08:53

Pakistan

Le Premier ministre ne peut pas être arrêté

L'Office pakistanais anti-corruption a affirmé jeudi ne pas avoir suffisamment d'éléments pour arrêter Raja Pervez Ashraf pour corruption, comme le lui demande la Cour suprême.

Le Premier ministre pakistanais est soupçonné de corruption.

Le Premier ministre pakistanais est soupçonné de corruption.

Cette dernière, la plus haute juridiction du pays pays, avait ordonné mardi l'arrestation de seize personnes, dont M. Ashraf, accusées d'avoir touché des pots-de-vin dans l'octroi de contrats illégaux d'approvisionnement en électricité signés par le gouvernement.

Lors d'une audience devant la Cour suprême jeudi, Fasih Bukhari, chef de l'Office anti-corruption (NAB) a soutenu que le dossier contre les 16 accusés n'était pas encore assez étayé pour justifier leur arrestation.

«Les dossiers ne sont pas prêts. Cela prend du temps pour trouver des preuves qui puissent être présentées en cour», a-t-il dit.

Le président de la Cour suprême, Iftikhar Chaudhry, a alors demandé aux responsables du NAB d'aller chercher sur le champ tous les dossiers dans cette affaire. L'audience devait se poursuivre après cette interruption.

La Cour est engagée depuis des années dans un bras de fer avec le gouvernement dirigé par le Parti du peuple du Pakistan (PPP) du président Asif Ali Zardari.

Manifestations

Sa demande d'arrestation du Premier ministre intervenait alors que des milliers de personnes manifestent depuis lundi contre le pouvoir dans le centre de la capitale Islamabad à l'appel du leader religieux Tahir ul-Qadri, qui dénonce la «corruption» des élites et exige des réformes immédiates à l'approche des élections prévues au printemps.

Ce sit-in se poursuivait jeudi. La veille, Tahir ul-Qadri avait demandé aux partis d'opposition à venir le rejoindre dans la rue, mais ces derniers n'ont pas répondu à l'appel.

Le chef religieux appelle à la fin du sit-in

Le chef religieux canado-pakistanais Tahir ul-Qadri a appelé jeudi ses supporters à mettre fin à leur sit-in massif dans le centre de la capitale Islamabad.

M. Qadri a aussi appelé le gouvernement à des négociations afin de mettre en oeuvre des réformes à l'approche des élections prévues au printemps, lors d'un discours prononcé sous la pluie. Des milliers de supporters du chef religieux campaient depuis lundi soir dans le centre de la capitale pakistanaise. (afp)

Une trêve s'installe entre l'Inde et le Pakistan

Un cessez-le-feu s'installait jeudi dans la région disputée du Cachemire après un accord entre les armées indienne et pakistanaise pour mettre fin aux heurts frontaliers qui ont fait planer une menace sur le fragile processus de paix entre les deux puissances nucléaires.

Après l'appel au dialogue de la chef de la diplomatie pakistanaise pour tenter d'apaiser les tensions le long de leur frontière de facto, des responsables militaires signalaient jeudi un retour au calme dans cette zone sensible où cinq soldats des deux armées ont été tués.

«Aucun nouvel incident impliquant des coups de feu ou une violation de l'accord de cessez-le-feu n'a été signalé depuis la Ligne de contrôle» (LoC), la ligne de démarcation au Cachemire, a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée indienne en charge du commandement pour le nord de l'Inde.

Le Pakistan affirme que trois militaires pakistanais ont au total été tués lors d'accrochages frontaliers depuis le 6 janvier. L'Inde affirme pour sa part que deux de ses soldats ont été tués le 8 janvier, et que l'un d'eux a été décapité. New Delhi, qui demande que la tête du soldat soit rendue à sa famille, a multiplié les déclarations d'indignation face à un acte jugé «barbare».

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