Tunisie: Le Premier ministre dévoile son gouvernement
Actualisé

TunisieLe Premier ministre dévoile son gouvernement

Habib Jemli a dévoilé un gouvernement formé de personnalités indépendantes, puisque certains partis ont imposé des «conditions» pour participer au gouvernement.

Le Premier ministre tunisien Habib Jemli a misé sur des personnalités indépendantes.

Le Premier ministre tunisien Habib Jemli a misé sur des personnalités indépendantes.

AFP

Le Premier ministre tunisien Habib Jemli a annoncé jeudi la composition de son gouvernement formé de personnalités indépendantes. Plusieurs des 28 membres du gouvernement, dont quatre femmes, ne sont pas connus du public.

Cette annonce intervient après plusieurs jours de confusion, M. Jemli ayant annoncé à plusieurs reprises avoir finalisé sa liste mais celle-ci n'a été finalement signée par le président Kais Said que ce jeudi, selon un communiqué de la présidence de la République.

Dans le nouveau gouvernement, le juriste et porte-parole du parquet ainsi que du pôle antiterroriste a été désigné ministre de l'Intérieur. Les ministères de la Défense et de la Justice ont été attribués respectivement à Imed Derouiche et Hédi Guédiri, ancien Premier président de la Cour de Cassation. Le seul ministre reconduit dans la liste de M. Jemli est René Trabelsi, qui reste à la tête du ministère du Tourisme.

La Tunisie a un nouveau président: le juriste Kais Saied

Kais Saied, 61 ans, est le 2e président élu au suffrage universel, après Béji Caïd Essebsi, décédé en juillet. Candidat sans parti, il a été élu loin devant l’homme d’affaires controversé Nabil Karoui.

Confiance du Parlement à obtenir

Habib Jemli, un compagnon de route d'Ennahdha désigné mi-octobre pour former le gouvernement, a consulté pendant deux mois partis, syndicats et personnalités nationales sans parvenir à convaincre suffisamment de partis pour constituer une coalition.

Après l'échec de ces discussions, il avait annoncé le 23 décembre sa décision de former un gouvernement «d'indépendants» en raison des «tiraillements» entre partis. Certains partis ont imposé des «conditions» pour participer au gouvernement, avait-il dit sans autres précisions.

Selon la Constitution, si la confiance du Parlement n'est pas accordée, le Président de la République «engage des consultations dans un délai de dix jours avec les partis politiques et les groupes parlementaires, en vue de charger la personnalité jugée la plus apte, en vue de former un gouvernement dans un délai maximum d'un mois». (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion